"C'est une décision personnelle qui n'a pas été facile à prendre. Cela fait plusieurs semaines que j'y réfléchis mais ces dernières semaines voire mois, la pression est devenue insupportable", explique le ministre, qui a décidé de se retirer de la vie politique pour protéger sa vie privée et sa famille. "Que certaines personnes ne soient pas d'accord avec les décisions que l'on a pu prendre, notamment dans la gestion de la crise sanitaire, c'est normal et plutôt sain, dans le cadre d'un débat démocratique. Que des responsables politiques soient insultés et menacés personnellement, c'est inadmissible", indique le ministre qui détaille avoir été victime de ce genre de faits. "Malheureusement et on le constate sur les réseaux sociaux, il n'est plus possible d'avoir un échange d'arguments avec certaines personnes. Le discours est devenu de plus en plus rude. C'est une tendance générale dans la société, mais les insultes et les menaces personnelles sont de plus en plus fréquentes. Puisque cela a des conséquences sur ma santé, mes proches et mes collaborateurs, j'ai décidé de me retirer de la vie politique." Harald Mollers explique avoir constaté cette tendance depuis quelques années. Elle s'est cependant encore accentuée avec la crise sanitaire. "Les gens s'informent de plus en plus via les médias sociaux. Il devient dès lors difficile de faire la différence entre les informations et les fake news. Rien que le fait de faire de la politique est suspect", conclut le ministre qui s'interroge sur l'avenir de notre système démocratique et se demande qui, à ce prix-là, serait encore prêt à assumer des responsabilités politiques. Harald Mollers démissionnera officiellement de ses fonctions lors de la séance plénière du 12 octobre prochain. Son successeur n'est pas encore connu. Le ministre assure qu'il mettra tout en ?uvre pour assurer une transition harmonieuse et que si elle le souhaite, il soutiendra la personne qui le remplacera. (Belga)

"C'est une décision personnelle qui n'a pas été facile à prendre. Cela fait plusieurs semaines que j'y réfléchis mais ces dernières semaines voire mois, la pression est devenue insupportable", explique le ministre, qui a décidé de se retirer de la vie politique pour protéger sa vie privée et sa famille. "Que certaines personnes ne soient pas d'accord avec les décisions que l'on a pu prendre, notamment dans la gestion de la crise sanitaire, c'est normal et plutôt sain, dans le cadre d'un débat démocratique. Que des responsables politiques soient insultés et menacés personnellement, c'est inadmissible", indique le ministre qui détaille avoir été victime de ce genre de faits. "Malheureusement et on le constate sur les réseaux sociaux, il n'est plus possible d'avoir un échange d'arguments avec certaines personnes. Le discours est devenu de plus en plus rude. C'est une tendance générale dans la société, mais les insultes et les menaces personnelles sont de plus en plus fréquentes. Puisque cela a des conséquences sur ma santé, mes proches et mes collaborateurs, j'ai décidé de me retirer de la vie politique." Harald Mollers explique avoir constaté cette tendance depuis quelques années. Elle s'est cependant encore accentuée avec la crise sanitaire. "Les gens s'informent de plus en plus via les médias sociaux. Il devient dès lors difficile de faire la différence entre les informations et les fake news. Rien que le fait de faire de la politique est suspect", conclut le ministre qui s'interroge sur l'avenir de notre système démocratique et se demande qui, à ce prix-là, serait encore prêt à assumer des responsabilités politiques. Harald Mollers démissionnera officiellement de ses fonctions lors de la séance plénière du 12 octobre prochain. Son successeur n'est pas encore connu. Le ministre assure qu'il mettra tout en ?uvre pour assurer une transition harmonieuse et que si elle le souhaite, il soutiendra la personne qui le remplacera. (Belga)