Lâchée par son plus grand actionnaire Etihad, la compagnie aérienne allemande Air Berlin a annoncé mardi le lancement d'une procédure d'insolvabilité mais pas l'arrêt de son activité. Actionnaire à hauteur de 29,2%, Etihad est visiblement fatigué de devoir éponger les dettes d'Air Berlin. Pour éviter aux vacanciers allemands et étrangers de voir leurs avions cloués au sol, le gouvernement allemand a décidé d'octroyer à Air Berlin un prêt-relais de 150 millions d'euros. Lufthansa a par ailleurs annoncé être en négociations avec Air Berlin concernant "le rachat d'activités" de l'entreprise en difficulté. Ces tractations ne sont toutefois pas du goût de Ryanair qui dénonce un complot "évident" en vue de "découper les acquis de cette dernière, excluant d'autres concurrents majeurs et ignorant les règles européennes sur la concurrence et sur les aides d'Etat. Cette insolvabilité artificielle a clairement été mise en place afin que Lufthansa puisse reprendre un Air Berlin libre de toute dette. Ce serait une violation de toutes les règles de concurrence allemandes et européennes", stipule la compagnie irlandaise par communiqué. Ryanair invite la Commission européenne à réagir. "Les clients et voyageurs allemands vont devoir faire face à des tarifs supérieurs pour financer ce monopole mené par Lufthansa." Le secrétaire d'Etat allemand en charge des Affaires économiques Matthias Machnig a balayé les accusations de Ryanair de la main, soulignant qu'il n'était pas question d'une reprise totale d'Air Berlin par une société, assurant ainsi la concurrence. Le gouvernement a précisé être en contact avec la Commission européenne. (Belga)

Lâchée par son plus grand actionnaire Etihad, la compagnie aérienne allemande Air Berlin a annoncé mardi le lancement d'une procédure d'insolvabilité mais pas l'arrêt de son activité. Actionnaire à hauteur de 29,2%, Etihad est visiblement fatigué de devoir éponger les dettes d'Air Berlin. Pour éviter aux vacanciers allemands et étrangers de voir leurs avions cloués au sol, le gouvernement allemand a décidé d'octroyer à Air Berlin un prêt-relais de 150 millions d'euros. Lufthansa a par ailleurs annoncé être en négociations avec Air Berlin concernant "le rachat d'activités" de l'entreprise en difficulté. Ces tractations ne sont toutefois pas du goût de Ryanair qui dénonce un complot "évident" en vue de "découper les acquis de cette dernière, excluant d'autres concurrents majeurs et ignorant les règles européennes sur la concurrence et sur les aides d'Etat. Cette insolvabilité artificielle a clairement été mise en place afin que Lufthansa puisse reprendre un Air Berlin libre de toute dette. Ce serait une violation de toutes les règles de concurrence allemandes et européennes", stipule la compagnie irlandaise par communiqué. Ryanair invite la Commission européenne à réagir. "Les clients et voyageurs allemands vont devoir faire face à des tarifs supérieurs pour financer ce monopole mené par Lufthansa." Le secrétaire d'Etat allemand en charge des Affaires économiques Matthias Machnig a balayé les accusations de Ryanair de la main, soulignant qu'il n'était pas question d'une reprise totale d'Air Berlin par une société, assurant ainsi la concurrence. Le gouvernement a précisé être en contact avec la Commission européenne. (Belga)