Dans un courrier adressé aux ministres annelies Verlinden (Intérieur) et Vincent Van Quickenborne (Justice) ainsi qu'au secrétaire d'État Sammy Mahdi (Asile et Migration), les bourgmestres Cécile Jodogne (f.f.), Emir Kir et Ridouane Chahid (f.f.) dépeignent une situation sécuritaire critique dans et aux abords de cette gare, où se multiplient selon eux les trafics de drogue et les incidents armés.

"Les actions de la police locale n'ont aucun résultat, puisque la plus grande partie (les Érythréens et les Soudanais) ne sauraient être expulsés; les personnes concernées ne peuvent dès lors pas davantage être détenues et les personnes arrêtées sont ensuite relâchées", exposent les trois bourgmestres.

La responsabilité de l'État fédéral

Ils rappellent que la ministre de l'Intérieur exerce à titre subsidiaire les attributions des autorités communales lorsque les troubles à l'ordre public s'étendent au territoire de plusieurs communes ou lorsque l'intérêt général exige leur intervention, ce qui est le cas à leurs yeux.

Ils ajoutent que le Fédéral dispose d'un pouvoir autonome de police administrative générale, de la police des étrangers et de la police des chemins de fer, chargée du maintien de l'ordre public dans les gares.

"Nous vous avertissons que nous tenons l'État fédéral pour responsable de tout préjudice qui pourrait découler de cette situation délétère, notamment pour la commune elle-même. Les autorités locales déclinent toute responsabilité pour les préjudices qui pourraient être causés par des tiers".

Interdire certains accès?

Les trois bourgmestres réclament la présence de la police fédérale dans la Gare du Nord et la mise en place d'un centre d'orientation et d'accueil pour le public concerné, en vue de l'inscrire dans un projet de séjour inclusif à moyen terme.

"Notamment, nous nous réservons d'interdire certains accès à la Gare du Nord, si la sécurité ne peut plus être assurée. Notamment encore, nous nous réservons de faire usage de nos pouvoirs de réquisition de la police fédérale, si la nécessité s'en impose", concluent-ils.

Il y a un mois encore, une concertation a été menée avec les bourgmestres de Saint-Josse-ten-Noode, Schaerbeek, la police locale de la Zone de Bruxelles-Nord, des représentants de la Région de Bruxelles-Capitale et les cabinets des ministres de la Justice, de l'Intérieur et du secrétaire d'État à l'Asile et à la Migration. Elle avait été qualifiée de "constructive" par le ministre-président bruxellois, Rudi Vervoort.

Dans un courrier adressé aux ministres annelies Verlinden (Intérieur) et Vincent Van Quickenborne (Justice) ainsi qu'au secrétaire d'État Sammy Mahdi (Asile et Migration), les bourgmestres Cécile Jodogne (f.f.), Emir Kir et Ridouane Chahid (f.f.) dépeignent une situation sécuritaire critique dans et aux abords de cette gare, où se multiplient selon eux les trafics de drogue et les incidents armés. "Les actions de la police locale n'ont aucun résultat, puisque la plus grande partie (les Érythréens et les Soudanais) ne sauraient être expulsés; les personnes concernées ne peuvent dès lors pas davantage être détenues et les personnes arrêtées sont ensuite relâchées", exposent les trois bourgmestres. Ils rappellent que la ministre de l'Intérieur exerce à titre subsidiaire les attributions des autorités communales lorsque les troubles à l'ordre public s'étendent au territoire de plusieurs communes ou lorsque l'intérêt général exige leur intervention, ce qui est le cas à leurs yeux. Ils ajoutent que le Fédéral dispose d'un pouvoir autonome de police administrative générale, de la police des étrangers et de la police des chemins de fer, chargée du maintien de l'ordre public dans les gares. "Nous vous avertissons que nous tenons l'État fédéral pour responsable de tout préjudice qui pourrait découler de cette situation délétère, notamment pour la commune elle-même. Les autorités locales déclinent toute responsabilité pour les préjudices qui pourraient être causés par des tiers". Les trois bourgmestres réclament la présence de la police fédérale dans la Gare du Nord et la mise en place d'un centre d'orientation et d'accueil pour le public concerné, en vue de l'inscrire dans un projet de séjour inclusif à moyen terme. "Notamment, nous nous réservons d'interdire certains accès à la Gare du Nord, si la sécurité ne peut plus être assurée. Notamment encore, nous nous réservons de faire usage de nos pouvoirs de réquisition de la police fédérale, si la nécessité s'en impose", concluent-ils. Il y a un mois encore, une concertation a été menée avec les bourgmestres de Saint-Josse-ten-Noode, Schaerbeek, la police locale de la Zone de Bruxelles-Nord, des représentants de la Région de Bruxelles-Capitale et les cabinets des ministres de la Justice, de l'Intérieur et du secrétaire d'État à l'Asile et à la Migration. Elle avait été qualifiée de "constructive" par le ministre-président bruxellois, Rudi Vervoort.