Les députés européens sont appelés à se prononcer mercredi, lors d'un vote en séance plénière à Strasbourg, sur ce droit voisin visant à permettre aux journaux de se faire rémunérer lors de la réutilisation en ligne de leur production. "Ce texte a pour objectif sain de rééquilibrer le rapport de force entre les créateurs et ces multinationales américaines, qui ont bâti une part importante de leur 'business model' sur l'agrégation de contenus. En clair: il ouvrira la possibilité, pour les éditeurs, de réclamer une juste rétribution de leur production", souligne la rédaction du quotidien, dans une prise de position publiée sous forme d'édito. "Une paille pour Google (10,9 milliards d'euros de bénéfices en 2017) ou pour Facebook (13,8 milliards). Une question de survie pour la presse, le journalisme. Mais aussi la démocratie", poursuit le texte. L'Europe doit mercredi "saisir sa chance" pour "envoyer un signal clair: la liberté d'expression, et son corollaire, celle de la presse, est sacrée. La museler, en asséchant ses moyens, fera immanquablement vaciller ce socle démocratique", affirme encore la rédaction du Soir à l'adresse des eurodéputés. "L'information de qualité a un coût. Et une valeur. L'offrir sur un plateau aux multinationales américaines signerait son arrêt de mort. Et quand la presse est moribonde, c'est la démocratie qui tousse", conclut l'édito, qui tente aussi de couper court aux "messages relevant de la malhonnêteté" qui ont circulé au sujet du projet de directive mis au vote mercredi. La veille, les rédactions en chef de la DH, la Libre et Paris Match (groupe IPM) avaient publié une lettre ouverte en faveur de la reconnaissance des droits intellectuels des éditeurs de presse. Des agences de presse comme Belga et l'AFP, ainsi que des rédacteurs en chef, grands reporters, associations de journalistes ou encore photojournalistes ont également lancé des appels en ce sens au cours des dernières semaines. (Belga)

Les députés européens sont appelés à se prononcer mercredi, lors d'un vote en séance plénière à Strasbourg, sur ce droit voisin visant à permettre aux journaux de se faire rémunérer lors de la réutilisation en ligne de leur production. "Ce texte a pour objectif sain de rééquilibrer le rapport de force entre les créateurs et ces multinationales américaines, qui ont bâti une part importante de leur 'business model' sur l'agrégation de contenus. En clair: il ouvrira la possibilité, pour les éditeurs, de réclamer une juste rétribution de leur production", souligne la rédaction du quotidien, dans une prise de position publiée sous forme d'édito. "Une paille pour Google (10,9 milliards d'euros de bénéfices en 2017) ou pour Facebook (13,8 milliards). Une question de survie pour la presse, le journalisme. Mais aussi la démocratie", poursuit le texte. L'Europe doit mercredi "saisir sa chance" pour "envoyer un signal clair: la liberté d'expression, et son corollaire, celle de la presse, est sacrée. La museler, en asséchant ses moyens, fera immanquablement vaciller ce socle démocratique", affirme encore la rédaction du Soir à l'adresse des eurodéputés. "L'information de qualité a un coût. Et une valeur. L'offrir sur un plateau aux multinationales américaines signerait son arrêt de mort. Et quand la presse est moribonde, c'est la démocratie qui tousse", conclut l'édito, qui tente aussi de couper court aux "messages relevant de la malhonnêteté" qui ont circulé au sujet du projet de directive mis au vote mercredi. La veille, les rédactions en chef de la DH, la Libre et Paris Match (groupe IPM) avaient publié une lettre ouverte en faveur de la reconnaissance des droits intellectuels des éditeurs de presse. Des agences de presse comme Belga et l'AFP, ainsi que des rédacteurs en chef, grands reporters, associations de journalistes ou encore photojournalistes ont également lancé des appels en ce sens au cours des dernières semaines. (Belga)