"Nous ferons appel", a précisé le gouverneur, alors qu'à l'extérieur du tribunal des conservateurs musulmans saluaient le verdict en scandant: "Dieu est grand". Connu pour son franc-parler, Ahok avait déclaré en septembre que l'interprétation par certains oulémas (théologiens musulmans) d'un verset du Coran, selon lequel un musulman ne doit élire qu'un dirigeant musulman, était erronée, provoquant une vague de contestation dans ce pays d'Asie du Sud-Est où toute référence à l'islam est très sensible. Sous la pression et les appels à l'emprisonner, le gouverneur avait été inculpé fin 2016 de blasphème. Cette affaire avait plané sur la campagne électorale et le scrutin pour le renouvellement de son poste de gouverneur, des experts dénonçant une instrumentalisation à des fins politiques. Mi-avril, le gouverneur, qui caracolait naguère en tête des sondages, a finalement été battu par l'ancien ministre de l'Education, le musulman Anies Baswedan. Ahok, premier gouverneur non musulman depuis un demi-siècle et premier issu de la minorité chinoise, avait accédé automatiquement à cette fonction en 2014, après l'élection à la présidence de son prédécesseur Joko Widodo, dont il était alors l'adjoint. L'influent poste de gouverneur de la capitale de 10 millions d'habitants est considéré comme un tremplin pour l'élection présidentielle de 2019. (Belga)

"Nous ferons appel", a précisé le gouverneur, alors qu'à l'extérieur du tribunal des conservateurs musulmans saluaient le verdict en scandant: "Dieu est grand". Connu pour son franc-parler, Ahok avait déclaré en septembre que l'interprétation par certains oulémas (théologiens musulmans) d'un verset du Coran, selon lequel un musulman ne doit élire qu'un dirigeant musulman, était erronée, provoquant une vague de contestation dans ce pays d'Asie du Sud-Est où toute référence à l'islam est très sensible. Sous la pression et les appels à l'emprisonner, le gouverneur avait été inculpé fin 2016 de blasphème. Cette affaire avait plané sur la campagne électorale et le scrutin pour le renouvellement de son poste de gouverneur, des experts dénonçant une instrumentalisation à des fins politiques. Mi-avril, le gouverneur, qui caracolait naguère en tête des sondages, a finalement été battu par l'ancien ministre de l'Education, le musulman Anies Baswedan. Ahok, premier gouverneur non musulman depuis un demi-siècle et premier issu de la minorité chinoise, avait accédé automatiquement à cette fonction en 2014, après l'élection à la présidence de son prédécesseur Joko Widodo, dont il était alors l'adjoint. L'influent poste de gouverneur de la capitale de 10 millions d'habitants est considéré comme un tremplin pour l'élection présidentielle de 2019. (Belga)