"Le nombre de morts (dans le district) est passé à 58 et 75 autres personnes sont actuellement soignées" dans des hôpitaux locaux, a déclaré à l'AFP Dhiren Hazarika, un responsable du district de Golaghat dans l'Etat de l'Assam. Dans le district voisin de Jorhat, un responsable a fait état de la mort de 35 personnes qui avaient consommé de l'alcool trafiqué. La plupart des victimes, parmi lesquelles figurent de nombreuses femmes, travaillaient dans des plantations de thé de la région. Selon M. Hazarika, des personnes ont commencé à tomber malades jeudi soir après avoir consommé une cargaison d'alcool produit clandestinement. Le bilan, qui était initialement de 69 personnes dans les deux districts, pourrait encore augmenter. Selon les responsables, plusieurs des victimes hospitalisées se trouvent dans un état critique. "Les gens sont arrivés à l'hôpital en proie à d'intenses vomissements, à bout de souffle et avec de fortes douleurs dans la poitrine", a expliqué à l'AFP le docteur Ratul Bordoloi, directeur adjoint des services de santé à Golaghat. Le chef du gouvernement de l'Etat d'Assam, Sarbananda Sonowal, a ordonné l'ouverture d'une enquête. La police a annoncé l'arrestation d'un homme qui vendait de l'alcool frelaté et deux responsables de l'administration des impôts dans le district ont été suspendus faute d'avoir pris les précautions adéquates avant la mise en vente de cet alcool. Mi-février, une centaine de personnes avaient succombé en un week-end à de l'alcool frelaté et de nombreuses victimes avaient dû être hospitalisées, dans une zone à cheval sur les Etats d'Uttar Pradesh et d'Uttarakhand (nord), à 150 km au nord de la capitale New Delhi. La police avait alors déclenché une vaste opération contre les distilleries clandestines. Des centaines d'Indiens pauvres meurent chaque année après avoir consommé de l'alcool frelaté bon marché. Les contrebandiers ajoutent souvent du méthanol - un alcool hautement toxique parfois utilisé comme antigel - dans leur breuvage afin de le corser. (Belga)