Dans une carte blanche publiée par De Standaard, le maïeur de la cité des Comtes s'inscrit ouvertement en faux contre d'autres personnalités de son parti. D'après lui, beaucoup de libéraux flamands "persistent à croire que la N-VA doit à tout prix siéger dans le gouvernement fédéral". Plutôt qu'une coalition bourguignonne, M. De Clercq plaide "par conviction" pour un arc-en-ciel. Un tel attelage, associant libéraux, socialistes et écologistes - éventuellement avec le CD&V -, renverrait la N-VA sur les bancs de l'opposition. Une approche que ne comprend pas la nationaliste flamande Anneleen Van Bossuyt. "Il est clair que nous frémissons quand nous voyons les plans du PS", explique-t-elle. "Ils veulent laisser les flamands payer des milliards pour ensuite les servir à leurs électeurs. (...) En plus, le PS défend une politique laxiste en matière de sécurité et d'immigration. C'est incompréhensible que des figures importantes de l'Open Vld souhaitent prendre part à ce récit", poursuit la députée fédérale. Mme Van Bossuyt, aussi conseillère communale à Gand, affirme par ailleurs qu'elle n'est pas rassurée par la politique mise en oeuvre par la coalition arc-en-ciel aux manettes dans sa ville. "Si le fédéral va dans la même direction, je crains le pire." (Belga)