"On a de gros problèmes avec les prélèvements et les analyses", a affirmé Mme Lepage devant la mission d'information de l'Assemblée nationale sur cet incendie survenu le 26 septembre. "Premièrement, il y a ce qui me paraît être un dysfonctionnement du camion NRBC (nucléaire, radiologique, biologique, chimique) (...) Apparemment, il n'a pas marché sur le chimique", a détaillé l'ancienne ministre. Ces camions capables de mesurer aussi bien les dioxines que les hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) ou les métaux lourds, "nous en avons deux ou trois en France, c'est tout. Celui-là, c'était le camion de l'ouest de la France, il venait de Nogent-le-Rotrou. On aurait pu faire remonter celui qui est je crois à Aix", a poursuivi l'avocate rappelant qu'il avait fallu 12 heures pour éteindre l'incendie de l'usine Seveso seuil haut. Par ailleurs, des prélèvements ont été faits avec des "lingettes" mais qui donnent "des résultats surfaciques, en cm2 ou m2" alors que les "normes sont volumiques, en M3 ou nanoM", a affirmé Mme Lepage. L'expert doit rendre un prérapport vendredi dans lequel il demande des analyses supplémentaires, a-t-elle précisé. (Belga)