"Nous sommes en train d'armer un navire pour récupérer les galettes avec un chalut tampon, fait pour ramasser les hydrocarbures", a expliqué Benoît Lemaire, le directeur de cabinet du préfet de Normandie. "Il n'y en a pas des tonnes à mon avis, mais ça nécessite qu'on les récupère. On a demandé que ce soit fait cet après-midi", a ajouté le haut fonctionnaire. Le préfet de Normandie, Pierre-André Durand, avait envisagé dès jeudi après-midi cette éventualité: il n'est "pas impossible qu'on relève quelques traces au-delà des barrages à l'occasion de la marée", avait-il averti lors d'un point-presse, mais elles seront "aisément récupérables, car en surface". Des galettes ont aussi fait leur apparition, notamment dans les jardins de la préfecture, a confirmé vendredi le préfet Durand, lors d'une conférence de presse retransmise par le journal Paris-Normandie à la mi-journée. "Il y a une présence de suie qui peut être assez marquée dans certaines zones du territoire", avait-il indiqué un peu plus tôt dans la matinée. "C'est de la suie qui s'est agglomérée du fait de la pluie, une combinaison d'additifs d'huile de moteur et d'hydrocarbures", a précisé le préfet, c'est-à-dire des matières qui ont brûlé sur le site Lubrizol, une usine classée Seveso seuil haut. L'incendie, qui s'était déclenché jeudi vers 2H40 du matin, est maintenant éteint, a annoncé vendredi matin la préfecture. (Belga)