"Quand le régime chinois touche à la commission des droits de l'homme et à des députés du Parlement européen, il touche à tout le Parlement européen", a affirmé la Belge dans un entretien avec le média européen CaféBabel. "Demain, il sera donc impossible pour le Parlement européen de débattre de cet accord alors qu'il est sous sanctions", a-t-elle ajouté. En réponse à des sanctions de l'UE visant des responsables chinois des arrestations arbitraires à grande échelle au Xinjiang, en particulier d'Ouïghours (minorité musulmane), Pékin a sanctionné lundi plusieurs élus d'Europe qui s'étaient opposés ouvertement à cette répression, dont le député fédéral belge Samuel Cogolati (Ecolo) et l'eurodéputé français Raphaël Glucksmann (S&D). Pékin a également sanctionné la sous-commission des droits de l'homme du Parlement européen, que préside Mme Arena (PS, S&D). "Cela montre toute la valeur que le régime chinois octroie à une instance démocratique", a commenté cette dernière. Marie Arena pense pourtant que la Chine "a tout à y perdre, car nous ne voterons pas sur des dispositifs qui seraient censés établir une normalisation des relations entre UE et Chine" tant que pèsent ces sanctions. Ce refus ne fût-ce que de débattre du projet d'accord UE-Chine sur les investissements serait partagé par "une bonne part de la gauche européenne", affirmait-on chez les socialistes européens. Le président du Parlement européen, David Sassoli (S&D), ne s'est cependant pas avancé aussi loin. "Nous discuterons bientôt de l?AGI. Le Parlement sera très attentif, comme il l'a toujours été, à ce que les principes du libre-échange ne prennent pas le pas sur les droits de l?homme et les libertés fondamentales", a-t-il commenté après avoir une nouvelle fois condamné les sanctions chinoises. L'AGI, qui a fait l'objet d'un accord de principe fin 2020, fait partie de la boîte à outils de l'UE pour rééquilibrer les rapports commerciaux entre les deux parties, même s'il ne vise que les investissements. La Commission européenne, qui l'a négocié, convient que sa ratification dépend de l'évolution de la situation politique, "qui influence toujours ce type de processus." (Belga)

"Quand le régime chinois touche à la commission des droits de l'homme et à des députés du Parlement européen, il touche à tout le Parlement européen", a affirmé la Belge dans un entretien avec le média européen CaféBabel. "Demain, il sera donc impossible pour le Parlement européen de débattre de cet accord alors qu'il est sous sanctions", a-t-elle ajouté. En réponse à des sanctions de l'UE visant des responsables chinois des arrestations arbitraires à grande échelle au Xinjiang, en particulier d'Ouïghours (minorité musulmane), Pékin a sanctionné lundi plusieurs élus d'Europe qui s'étaient opposés ouvertement à cette répression, dont le député fédéral belge Samuel Cogolati (Ecolo) et l'eurodéputé français Raphaël Glucksmann (S&D). Pékin a également sanctionné la sous-commission des droits de l'homme du Parlement européen, que préside Mme Arena (PS, S&D). "Cela montre toute la valeur que le régime chinois octroie à une instance démocratique", a commenté cette dernière. Marie Arena pense pourtant que la Chine "a tout à y perdre, car nous ne voterons pas sur des dispositifs qui seraient censés établir une normalisation des relations entre UE et Chine" tant que pèsent ces sanctions. Ce refus ne fût-ce que de débattre du projet d'accord UE-Chine sur les investissements serait partagé par "une bonne part de la gauche européenne", affirmait-on chez les socialistes européens. Le président du Parlement européen, David Sassoli (S&D), ne s'est cependant pas avancé aussi loin. "Nous discuterons bientôt de l?AGI. Le Parlement sera très attentif, comme il l'a toujours été, à ce que les principes du libre-échange ne prennent pas le pas sur les droits de l?homme et les libertés fondamentales", a-t-il commenté après avoir une nouvelle fois condamné les sanctions chinoises. L'AGI, qui a fait l'objet d'un accord de principe fin 2020, fait partie de la boîte à outils de l'UE pour rééquilibrer les rapports commerciaux entre les deux parties, même s'il ne vise que les investissements. La Commission européenne, qui l'a négocié, convient que sa ratification dépend de l'évolution de la situation politique, "qui influence toujours ce type de processus." (Belga)