Cependant, elle est révélatrice de la position de plus en plus politique et partisane de ce syndicat. Le même Verteneuil avait déjà promis de "pourrir la vie du gouvernement fédéral". Son prédécesseur, Marc Goblet, traitait le gouvernement de "bande de gamins de merde". L'attitude d'opposition primaire à tout ce que propose le gouvernement a d'ailleurs fait dire à la patronne de la CSC, Marie-Hélène Ska : "Est-ce que la FGTB veut défendre les travailleurs ou ramener le Parti socialiste au gouvernement?". La réponse est évidemment dans la question.

Ceci étant dit, si l'attitude d'opposition radicale à toute initiative du gouvernement et son expression parfois un rien primaire étaient connues, il nous semble qu'un cap supplémentaire a été franchi ce week-end. Le rôle d'un syndicat est de défendre ses affiliés et non de faire de la politique partisane en désignant les acteurs politiques dignes de former une majorité communale qui n'a en plus que peu d'impact sur les grandes décisions qui concernent la législation sociale ou l'emploi.

Si la FGTB souhaitait réellement soutenir les travailleurs, elle ne pousserait pas un parti comme le PTB à rentrer dans des majorités politiques. Au niveau économique, le communisme n'a jamais apporté dans aucun pays du monde, de la richesse, une hausse des revenus de la classe moyenne, ou joué un rôle d'ascenseur social. Au contraire, lorsqu'elle est appliquée, l'idéologie véhiculée par le PTB a amené la pauvreté, la fin des libertés et le désordre social. Dans les discussions à Molenbeek-Saint-Jean, le parti d'Hedebouw souhaite taxer les entrepôts de plus de 400 m2, visant notamment une des seules grandes entreprises ayant une forte présence dans la commune, à savoir Delhaize. L'idée de vouloir également taxer les caisses automatiques dans les grandes surfaces étaient aussi risible. L'extrême-gauche ne pense-t-elle pas qu'une grande surface va tout simplement fermer son magasin et s'installer parfois à 50m de là dans une commune voisine pour éviter une accumulation de taxes? Une fois les entreprises fermées, en quoi le sort des travailleurs et la qualité de vie dans une commune déjà en souffrance et avec un fort taux de chômage seraient meilleurs ? Avant de pouvoir redistribuer de la richesse, il faut la créer et le PTB s'il est le champion des taxes en tout genre, n'explique jamais comment il pourra ne pas faire fuir les entreprises et les investisseurs avec son programme irréaliste.

L'aile gauche du parti socialiste (avec Magnette et Moureaux entre autres) a tenté de négocier ces derniers jours, en vue d'une alliance avec l'extrême-gauche. Les négociations ont échoué car les solutions du PTB ne sont ni crédibles, ni parfois même légales, on pense, dans ce dernier cas, au volet logement du programme du PTB. Au lieu de conduire des communes et des habitants dans le mur, la FGTB devrait comprendre qu'on ne négocie pas avec un parti aussi dogmatique et dangereux dans sa vision du monde que le PTB.

Cependant, elle est révélatrice de la position de plus en plus politique et partisane de ce syndicat. Le même Verteneuil avait déjà promis de "pourrir la vie du gouvernement fédéral". Son prédécesseur, Marc Goblet, traitait le gouvernement de "bande de gamins de merde". L'attitude d'opposition primaire à tout ce que propose le gouvernement a d'ailleurs fait dire à la patronne de la CSC, Marie-Hélène Ska : "Est-ce que la FGTB veut défendre les travailleurs ou ramener le Parti socialiste au gouvernement?". La réponse est évidemment dans la question.Ceci étant dit, si l'attitude d'opposition radicale à toute initiative du gouvernement et son expression parfois un rien primaire étaient connues, il nous semble qu'un cap supplémentaire a été franchi ce week-end. Le rôle d'un syndicat est de défendre ses affiliés et non de faire de la politique partisane en désignant les acteurs politiques dignes de former une majorité communale qui n'a en plus que peu d'impact sur les grandes décisions qui concernent la législation sociale ou l'emploi.Si la FGTB souhaitait réellement soutenir les travailleurs, elle ne pousserait pas un parti comme le PTB à rentrer dans des majorités politiques. Au niveau économique, le communisme n'a jamais apporté dans aucun pays du monde, de la richesse, une hausse des revenus de la classe moyenne, ou joué un rôle d'ascenseur social. Au contraire, lorsqu'elle est appliquée, l'idéologie véhiculée par le PTB a amené la pauvreté, la fin des libertés et le désordre social. Dans les discussions à Molenbeek-Saint-Jean, le parti d'Hedebouw souhaite taxer les entrepôts de plus de 400 m2, visant notamment une des seules grandes entreprises ayant une forte présence dans la commune, à savoir Delhaize. L'idée de vouloir également taxer les caisses automatiques dans les grandes surfaces étaient aussi risible. L'extrême-gauche ne pense-t-elle pas qu'une grande surface va tout simplement fermer son magasin et s'installer parfois à 50m de là dans une commune voisine pour éviter une accumulation de taxes? Une fois les entreprises fermées, en quoi le sort des travailleurs et la qualité de vie dans une commune déjà en souffrance et avec un fort taux de chômage seraient meilleurs ? Avant de pouvoir redistribuer de la richesse, il faut la créer et le PTB s'il est le champion des taxes en tout genre, n'explique jamais comment il pourra ne pas faire fuir les entreprises et les investisseurs avec son programme irréaliste. L'aile gauche du parti socialiste (avec Magnette et Moureaux entre autres) a tenté de négocier ces derniers jours, en vue d'une alliance avec l'extrême-gauche. Les négociations ont échoué car les solutions du PTB ne sont ni crédibles, ni parfois même légales, on pense, dans ce dernier cas, au volet logement du programme du PTB. Au lieu de conduire des communes et des habitants dans le mur, la FGTB devrait comprendre qu'on ne négocie pas avec un parti aussi dogmatique et dangereux dans sa vision du monde que le PTB.