Cette session plénière, qui se déroule du 20 au 23 septembre sur le "Rocher", doit finaliser et approuver le rapport spécial du Giec sur les océans et la cryosphère (banquise, glaciers, calottes polaires) dans un contexte de changement climatique. Cette publication est la dernière d'une série de trois rapports spéciaux du Giec après celui sur la possibilité de contenir le réchauffement climatique à 1,5°C (octobre 2018) et celui sur les changements climatiques et les terres (août 2019). "Nous avons besoin d'agir et d'agir vite et pour cela nous avons besoin de comprendre, de repères et bien sûr de solutions", a déclaré le prince Albert II de Monaco en ouverture de la réunion du Giec. "Le monde a besoin d'une expertise scientifique transparente, objective, globale et contradictoire", a-t-il ajouté. Le rapport spécial du Giec "est très important car il donne les indications les plus précises et actualisées, mais nous attendons aussi des pistes de solutions", a abondé Mme Marghem, en soulignant que la prochaine conférence des Nations unies sur le climat, prévue en décembre au Chili, la COP25, sera une "Blue COP", qui mettra en avant la problématique des océans, particulièrement affectés par les changements climatiques (montées des eaux, acidification, disparition des coraux, ...). "La question des océans m'est particulièrement chère", a reconnu la ministre qui a été à l'initiative d'un sommet en février à Bruxelles. Ce dernier avait accouché d'une "Déclaration de Bruxelles" relative au changement climatique et à la préservation des océans, signée par une quarantaine de pays et organisations internationales. La Belgique plaide d'ailleurs pour la création, en Antarctique, de sanctuaires marins visant notamment à protéger les baleines, rappelle Marie Christine Marghem qui défend au passage l'importance de la station polaire princesse Élisabeth et des missions scientifiques qui y sont menées. (Belga)