"Si je dois être destitué, ce doit être par la procédure légale, par les membres du Parlement, et non par des appels à la démission lancés par des agents de Taïwan", a déclaré le leader pro-Pékin lors d'un discours parlementaire enflammé de deux heures. Le dirigeant de 66 ans a confortablement repoussé la tentative de l'opposition de l'évincer, en obtenant 32 voix contre 15, après une journée de débats houleux. Le Premier ministre a refusé les demandes de démission des manifestants, déclarant lundi au Parlement que quitter son poste dans de telles circonstances reviendrait à se soumettre "aux dictats des hooligans et de l'anarchie". "Nous ne pouvons pas accepter que la violence soit utilisée pour renverser un gouvernement démocratiquement élu", a-t-il déclaré. Les querelles entre les législateurs ont fait écho à la colère qui a récemment explosé dans les rues et entraîné l'arrivée de centaines de forces internationales de maintien de la paix. Le mois dernier, une manifestation contre Manasseh Sogavare a déclenché trois jours d'émeutes dans la capitale, au cours desquelles au moins trois personnes ont été tuées, 63 bâtiments brûlés ou pillés et le quartier chinois de la ville saccagé. La crise a été alimentée par la pauvreté, le chômage et les rivalités inter-îles dans cette nation de 800.000 habitants. Elle a été exacerbée par la décision de M. Sogavare de faire passer l'allégeance diplomatique des Salomon de Taïwan à la Chine en 2019. (Belga)

"Si je dois être destitué, ce doit être par la procédure légale, par les membres du Parlement, et non par des appels à la démission lancés par des agents de Taïwan", a déclaré le leader pro-Pékin lors d'un discours parlementaire enflammé de deux heures. Le dirigeant de 66 ans a confortablement repoussé la tentative de l'opposition de l'évincer, en obtenant 32 voix contre 15, après une journée de débats houleux. Le Premier ministre a refusé les demandes de démission des manifestants, déclarant lundi au Parlement que quitter son poste dans de telles circonstances reviendrait à se soumettre "aux dictats des hooligans et de l'anarchie". "Nous ne pouvons pas accepter que la violence soit utilisée pour renverser un gouvernement démocratiquement élu", a-t-il déclaré. Les querelles entre les législateurs ont fait écho à la colère qui a récemment explosé dans les rues et entraîné l'arrivée de centaines de forces internationales de maintien de la paix. Le mois dernier, une manifestation contre Manasseh Sogavare a déclenché trois jours d'émeutes dans la capitale, au cours desquelles au moins trois personnes ont été tuées, 63 bâtiments brûlés ou pillés et le quartier chinois de la ville saccagé. La crise a été alimentée par la pauvreté, le chômage et les rivalités inter-îles dans cette nation de 800.000 habitants. Elle a été exacerbée par la décision de M. Sogavare de faire passer l'allégeance diplomatique des Salomon de Taïwan à la Chine en 2019. (Belga)