M. De Brum avait sensibilisé la communauté internationale au sort des petites îles du Pacifique qui, en raison de leur faible altitude, vivent déjà les conséquences du changement climatique. Il est mort mardi à Majuro, la capitale des Iles Marshall, des suites d'un cancer. "C'était un géant de l'histoire, une légende, le gardien de notre avenir partagé", a dit la présidente Hilda Heine. En plus de 30 ans de carrière, il avait participé à la négociation de l'indépendance de son pays vis à vis des Etats-Unis et occupé plusieurs portefeuilles ministériels, de la santé aux affaires étrangères. Enfant dans les années 1950, il avait été témoin des essais nucléaires américains dans les Iles Marshall et avait fait campagne pendant toute sa vie pour que justice soit rendue aux habitants touchés. I l fut l'un des moteurs de la "coalition pour des ambitions plus élevées", réunissant une centaine de pays, qui avait milité pour rehausser les objectifs aux négociations sur le climat dans la capitale française. "Je refuse de rentrer à la maison sans un accord me permettant de regarder mes enfants dans les yeux et de leur dire: 'Papa est rentré, j'ai un bon accord pour vous'", avait-il lancé. (Belga)

M. De Brum avait sensibilisé la communauté internationale au sort des petites îles du Pacifique qui, en raison de leur faible altitude, vivent déjà les conséquences du changement climatique. Il est mort mardi à Majuro, la capitale des Iles Marshall, des suites d'un cancer. "C'était un géant de l'histoire, une légende, le gardien de notre avenir partagé", a dit la présidente Hilda Heine. En plus de 30 ans de carrière, il avait participé à la négociation de l'indépendance de son pays vis à vis des Etats-Unis et occupé plusieurs portefeuilles ministériels, de la santé aux affaires étrangères. Enfant dans les années 1950, il avait été témoin des essais nucléaires américains dans les Iles Marshall et avait fait campagne pendant toute sa vie pour que justice soit rendue aux habitants touchés. I l fut l'un des moteurs de la "coalition pour des ambitions plus élevées", réunissant une centaine de pays, qui avait milité pour rehausser les objectifs aux négociations sur le climat dans la capitale française. "Je refuse de rentrer à la maison sans un accord me permettant de regarder mes enfants dans les yeux et de leur dire: 'Papa est rentré, j'ai un bon accord pour vous'", avait-il lancé. (Belga)