"Il y a de la place pour la négociation, que ce soit sur la pénibilité ou les modalités pour parvenir à l'équilibre", a déclaré Bruno Le Maire sur France 2, appelant les syndicats, en particulier la Confédération française démocratique du travail (CFDT), au dialogue. En dévoilant son projet de réforme des retraites mercredi, le Premier ministre Edouard Philippe a annoncé que le gouvernement souhaitait reculer l'âge de départ à la retraite, avec un âge pivot fixé à 64 ans à partir de 2027, afin d'équilibrer financièrement le système. Une "ligne rouge" pour les syndicats, y compris la CFDT, qui rejettent en bloc cette idée. "Nous proposons l'âge pivot à 64 ans, avec un système de bonus et de malus (...). Est-ce qu'il y a de meilleures solutions ? Peut-être, venons en discuter. Il peut y avoir de meilleures solutions, c'est (aux syndicats) de les apporter. C'est à eux de nous apporter la preuve qu'il existe de meilleures solutions", a estimé le ministre de l'Économie. Il estime par ailleurs que les syndicats ont été entendus dans leur demande de construire un système de retraite plus juste. "On a bien vu les ouvertures qu'a fait le premier ministre", avec un équilibre demandé pour 2027 et non 2025 comme envisagé initialement, a-t-il encore insisté. "La CFDT a été largement entendue dans le principe d'une réforme par points, qu'elle réclame depuis des années et des années, et qui est effectivement un gage de simplicité et de justice. Elle a été entendue sur la pénibilité", qui sera étendue aux fonctions publiques d'État, hospitalière et territoriale, a argumenté Bruno Le Maire. "Ça correspond parfaitement à ce que la CFDT essayait d'obtenir depuis des années. Ce serait dommage que sur un point, purement financier, qu'il y ait un blocage alors même que nous sommes ouverts à la négociation", a-t-il estimé. (Belga)

"Il y a de la place pour la négociation, que ce soit sur la pénibilité ou les modalités pour parvenir à l'équilibre", a déclaré Bruno Le Maire sur France 2, appelant les syndicats, en particulier la Confédération française démocratique du travail (CFDT), au dialogue. En dévoilant son projet de réforme des retraites mercredi, le Premier ministre Edouard Philippe a annoncé que le gouvernement souhaitait reculer l'âge de départ à la retraite, avec un âge pivot fixé à 64 ans à partir de 2027, afin d'équilibrer financièrement le système. Une "ligne rouge" pour les syndicats, y compris la CFDT, qui rejettent en bloc cette idée. "Nous proposons l'âge pivot à 64 ans, avec un système de bonus et de malus (...). Est-ce qu'il y a de meilleures solutions ? Peut-être, venons en discuter. Il peut y avoir de meilleures solutions, c'est (aux syndicats) de les apporter. C'est à eux de nous apporter la preuve qu'il existe de meilleures solutions", a estimé le ministre de l'Économie. Il estime par ailleurs que les syndicats ont été entendus dans leur demande de construire un système de retraite plus juste. "On a bien vu les ouvertures qu'a fait le premier ministre", avec un équilibre demandé pour 2027 et non 2025 comme envisagé initialement, a-t-il encore insisté. "La CFDT a été largement entendue dans le principe d'une réforme par points, qu'elle réclame depuis des années et des années, et qui est effectivement un gage de simplicité et de justice. Elle a été entendue sur la pénibilité", qui sera étendue aux fonctions publiques d'État, hospitalière et territoriale, a argumenté Bruno Le Maire. "Ça correspond parfaitement à ce que la CFDT essayait d'obtenir depuis des années. Ce serait dommage que sur un point, purement financier, qu'il y ait un blocage alors même que nous sommes ouverts à la négociation", a-t-il estimé. (Belga)