Les derniers chiffres relatifs aux inscriptions et à la remise de diplômes au terme des études d'infirmières ne laissent planer aucun doute : la pénurie connaît au mieux un statu quo pour l'instant, au pire elle s'aggrave. La Fédération des étudiants francophones (FEF) note ainsi une diminution des inscriptions liée à la réforme du cursus, passé de trois à quatre ans en 2016 : "L'allongement des études en soins infirmiers a fait baisser les inscriptions de 10 %". La réforme imposait une année supplémentaire pour un salaire égal à la sortie. Selon l'Ares (Académie de recherche et d'enseignement supérieur), 2.757 inscriptions pour le bachelier en soins infirmiers ont été enregistrées pour l'année académique 2018-2019, contre 3.448 en 2015, soit 20 % en moins. Le nombre d'étudiants de première année est lui aussi en baisse (2.136 en 2019, contre 2.805 en 2015). Quant à la prochaine année académique, celle qui débutera en septembre, l'incertitude demeure. Les écoles notent pour l'instant au moins une baisse de 50% des inscriptions, rapporte l'Association belge des praticiens de l'art infirmier (ACN). "Il faudra attendre octobre pour avoir les chiffres exacts car il y a les secondes sessions et les inscriptions tardives", tempère Cécile Dury, directrice de la catégorie paramédicale de la Henallux (Haute Ecole de Namur-Liège-Luxembourg). Olivier Gendebien, le président de l'Association belge des praticiens de l'art infirmer (ACN) table sur environ 2.200 diplômés en Fédération Wallonie-Bruxelles, dont 800 se lanceront sur le marché de l'emploi. Un nombre "relativement correct" selon lui, mais toutefois insuffisant face aux besoins réels: "Il y a 5.000 postes d'infirmières et d'infirmiers à pourvoir en Belgique", indique-t-il. (Belga)

Les derniers chiffres relatifs aux inscriptions et à la remise de diplômes au terme des études d'infirmières ne laissent planer aucun doute : la pénurie connaît au mieux un statu quo pour l'instant, au pire elle s'aggrave. La Fédération des étudiants francophones (FEF) note ainsi une diminution des inscriptions liée à la réforme du cursus, passé de trois à quatre ans en 2016 : "L'allongement des études en soins infirmiers a fait baisser les inscriptions de 10 %". La réforme imposait une année supplémentaire pour un salaire égal à la sortie. Selon l'Ares (Académie de recherche et d'enseignement supérieur), 2.757 inscriptions pour le bachelier en soins infirmiers ont été enregistrées pour l'année académique 2018-2019, contre 3.448 en 2015, soit 20 % en moins. Le nombre d'étudiants de première année est lui aussi en baisse (2.136 en 2019, contre 2.805 en 2015). Quant à la prochaine année académique, celle qui débutera en septembre, l'incertitude demeure. Les écoles notent pour l'instant au moins une baisse de 50% des inscriptions, rapporte l'Association belge des praticiens de l'art infirmier (ACN). "Il faudra attendre octobre pour avoir les chiffres exacts car il y a les secondes sessions et les inscriptions tardives", tempère Cécile Dury, directrice de la catégorie paramédicale de la Henallux (Haute Ecole de Namur-Liège-Luxembourg). Olivier Gendebien, le président de l'Association belge des praticiens de l'art infirmer (ACN) table sur environ 2.200 diplômés en Fédération Wallonie-Bruxelles, dont 800 se lanceront sur le marché de l'emploi. Un nombre "relativement correct" selon lui, mais toutefois insuffisant face aux besoins réels: "Il y a 5.000 postes d'infirmières et d'infirmiers à pourvoir en Belgique", indique-t-il. (Belga)