"L'affaire Van Espen met tristement en lumière ce que le cdH dénonce depuis plusieurs mois: la Justice est malade de son manque de moyens. Aujourd'hui, le cadre n'est rempli qu'à hauteur de 83%, faisant fi des manques supplémentaires (maladies...). La Justice manque aussi cruellement de moyens informatiques, sans parler de l'état déplorable des bâtiments. Le manque de moyens entraîne une lenteur inadmissible pour le citoyen qui attend parfois plusieurs années avant d'avoir une décision définitive le concernant. Ces cadres de magistrats et de personnel judiciaire doivent impérativement être rempli à 100% pour contrer l'arriéré judiciaire à certains endroits galopants" a commenté mardi le centre démocrate Humaniste. Pour le cdH, la société doit investir dans les missions régaliennes ou choisir de nourrir populismes et extrémismes. "Le cdH a fait de la Justice une priorité. Depuis mars, le parti réclame en urgence que 500 millions, permettant de remplir les cadres à 100%, soient dégagés pour refinancer la Justice à la hauteur des besoins de la société, pour qu'elle puisse fonctionner rapidement, avec toute l'humanité nécessaire. Le cdH réclame également le relèvement des plafonds pour accéder à des avocats pro-déo. Au passage, le parti humaniste a déploré que les magistrats soient dans des positions plus qu'inconfortables pour rendre une justice sereine et humaine. Cette situation est particulièrement problématique dans les affaires de m?urs, de violences, en particulier envers les femmes et les enfants, de viols. Malgré certains risques de récidive ou de dangerosité, et selon la loi, le juge ne peut décider de l'arrestation immédiate du condamné que si celui-ci est condamné à une peine de plus de trois ans et qu'il y a risque de fuite. Dans le cas présent, malgré la condamnation, le juge n'avait sans doute pas estimé que ce risque était important si le prévenu s'était présenté à toutes les audiences, a-t-il encore expliqué. "Les citoyens ont le sentiment que la Justice ne fonctionne plus, outre qu'elle soit devenue particulièrement onéreuse (augmentation des droits de greffe, contributions au fond d'aide juridique, ...). Il est du rôle du monde politique d'en finir avec cette situation intolérable. L'Etat de droit, c'est un fondement de notre démocratie, a insisté la formation centriste. (Belga)