"Certains progrès ont été faits", a affirmé le secrétaire d'Etat au cours d'une conférence à Washington, ajoutant néanmoins que le succès de l'accord n'était "pas encore complètement établi". "Nous pensons que nous sommes maintenant dans une meilleure position", a-t-il ajouté alors que les forces américaines poursuivent leur retrait du nord-est du pays où elles étaient positionnées aux côtés des combattants kurdes des Forces démocratiques syriennes (FDS). À la suite de l'annonce du retrait militaire américain du Nord-Est syrien, Ankara a lancé le 9 octobre une offensive contre ces combattants kurdes, alliés essentiels des Occidentaux dans la lutte contre le groupe djihadiste Etat islamique. La Turquie, qui réclame une "zone de sécurité" à sa frontière, qualifie de "terroristes" les Unités de protection du peuple (YPG), principale composante des FDS. Elle a néanmoins suspendu son offensive jeudi, à la faveur d'une fragile trêve négociée entre Turcs et Américains. Mais cette pause expire à 19H00 GMT mardi et le pouvoir turc se dit prêt à frapper si les YPG ne se sont pas retirées. "C'est une histoire compliquée, c'est sûr", a ajouté M. Pompeo. "Le président a utilisé la puissance économique de l'Amérique pour éviter un conflit armé avec un allié de l'Otan", a-t-il poursuivi en allusion aux menaces de sanctions économiques brandies par Donald Trump avant l'accord de cessez-le-feu. L'offensive turque a été rendue possible par le retrait militaire des Etats-Unis du Nord et de l'Est de la Syrie, une décision surprise et décriée du président américain, accusé d'abandonner ses alliés. (Belga)