Tous les entrepreneurs aimeraient bien créer une entreprise qui bénéficie d'un tel traitement de faveur de la part du gouvernement. Justifier ces subsides sous prétexte de créer des emplois dépasse l'entendement. Les PME et les employeurs sont les principales victimes. Cette enveloppe coûte énormément d'argent et c'est déloyal à l'égard des concurrents. Dans un monde globalisé, on ne peut tolérer ce genre de pratiques.

Personne ne désire être désavantagé par un état "objectif" en apparence. Pourtant, ça arrive tous les jours. Les individus et les entreprises cherchent un maximum d'avantages. Au niveau local, provincial, régional, national et européen. Et souvent ce sont ceux qui ont déjà des gros moyens, qui ont le dessus.

En plus de baisses de charges générales, Audi Brussels bénéficie de soutiens spécifiques importants. Ainsi, l'entreprise pourra profiter d'un crédit d'impôt pour la recherche et le développement et d'une déduction pour brevets. Les deux mesures de soutien s'ajoutent au crédit d'impôt développé spécialement par les Finances pour les investissements en technologie de pointe. En outre, les gouvernements régionaux dégagent 35 millions d'euros à cet effet.

Et on ne parle pas de Ford Genk, où l'entreprise a quitté Genk malgré un investissement de l'état. Il est illusoire de croire que l'état crée des emplois dans le secteur privé. C'est la plus-value économique de produits ou de services qui permet de créer des offres d'emplois. Subventionner des emplois sans plus-value économique, c'est comme monter à bord d'un navire en train de sombrer et espérer arriver à destination.

Les exceptions à la législation européenne sur la concurrence permettent aux politiques de conclure des deals pour des emplois. Sous prétexte d'innovation ou d'emplois, les grandes entreprises bénéficient d'une abondance d'avantages fiscaux. Il y a deux ans, Lode Vereeck (LDD à l'époque, à présent Open VLD) a révélé qu'en 2011 près de 60% des aides publiques à la recherche et au développement allaient à seulement 10 entreprises alors que ces mêmes multinationales ont supprimé un quart de leurs emplois quelques années auparavant.

Entre-temps, il y a des centaines de PME qui mettent toutes les voiles dehors pour garder la tête hors de l'eau entre tous les contrôles fiscaux et sociaux. Suite à la concurrence déloyale, elles ne pourront jamais se développer aussi vite que leurs concurrents dix fois plus grands qu'elles.

Les villes et les communes sont également atteintes. On construit un parking aux frais de la ville en faveur d'un commerce local et les autres commerces n'ont qu'à trouver de l'argent pour financer leur parking.

En tant que citoyens, on doit se demander si la formation d'une répartition corporatiste de ressources de l'État est encore de notre époque, car on ne parle jamais du revers de la médaille. Combien d'emplois se perdent auprès des concurrents et dans d'autres secteurs qui doivent payer des impôts plus élevés ou qui n'ont pas droit à de belles primes ? Et à combien s'élèvent les frais généraux pour l'organisation et l'attribution de telles primes pour l'état et l'entreprise ?

Quelle est la plus-value de telles primes par rapport aux frais généraux, les coûts pour les concurrences et la complexité croissante ?

Le paramètre "Level Playing Field"

Dans d'autres domaines, on aspire à une législation harmonisée : une législation sur les dépenses électorales, la législation sur le travail, les pratiques commerciales, la protection des consommateurs, etc. En matière de subsides et d'investissements de l'état, c'est plus difficile.

Il nous faut un compas pour veiller à cette harmonisation de sorte que les arbitres (politiques) soient motivés (comprenez : contrôlés) pour veiller à l'égalité des règles du jeu pour tous les joueurs. Ainsi, les petits entrepreneurs et les grandes multinationales seront sur un pied d'égalité.

Comme il est tout sauf simple de créer un traitement égal pour toutes les entreprises, il faudrait un contexte académique. Quel académicien va s'en charger ?

Subventionner des emplois sans plus-value économique, c'est comme monter à bord d'un navire en train de sombrer et espérer arriver à destination

Subventionner des emplois sans plus-value économique, c'est comme monter à bord d'un navire en train de sombrer et espérer arriver à destination.

Tous les entrepreneurs aimeraient bien créer une entreprise qui bénéficie d'un tel traitement de faveur de la part du gouvernement. Justifier ces subsides sous prétexte de créer des emplois dépasse l'entendement. Les PME et les employeurs sont les principales victimes. Cette enveloppe coûte énormément d'argent et c'est déloyal à l'égard des concurrents. Dans un monde globalisé, on ne peut tolérer ce genre de pratiques. Personne ne désire être désavantagé par un état "objectif" en apparence. Pourtant, ça arrive tous les jours. Les individus et les entreprises cherchent un maximum d'avantages. Au niveau local, provincial, régional, national et européen. Et souvent ce sont ceux qui ont déjà des gros moyens, qui ont le dessus. En plus de baisses de charges générales, Audi Brussels bénéficie de soutiens spécifiques importants. Ainsi, l'entreprise pourra profiter d'un crédit d'impôt pour la recherche et le développement et d'une déduction pour brevets. Les deux mesures de soutien s'ajoutent au crédit d'impôt développé spécialement par les Finances pour les investissements en technologie de pointe. En outre, les gouvernements régionaux dégagent 35 millions d'euros à cet effet. Et on ne parle pas de Ford Genk, où l'entreprise a quitté Genk malgré un investissement de l'état. Il est illusoire de croire que l'état crée des emplois dans le secteur privé. C'est la plus-value économique de produits ou de services qui permet de créer des offres d'emplois. Subventionner des emplois sans plus-value économique, c'est comme monter à bord d'un navire en train de sombrer et espérer arriver à destination. Les exceptions à la législation européenne sur la concurrence permettent aux politiques de conclure des deals pour des emplois. Sous prétexte d'innovation ou d'emplois, les grandes entreprises bénéficient d'une abondance d'avantages fiscaux. Il y a deux ans, Lode Vereeck (LDD à l'époque, à présent Open VLD) a révélé qu'en 2011 près de 60% des aides publiques à la recherche et au développement allaient à seulement 10 entreprises alors que ces mêmes multinationales ont supprimé un quart de leurs emplois quelques années auparavant. Entre-temps, il y a des centaines de PME qui mettent toutes les voiles dehors pour garder la tête hors de l'eau entre tous les contrôles fiscaux et sociaux. Suite à la concurrence déloyale, elles ne pourront jamais se développer aussi vite que leurs concurrents dix fois plus grands qu'elles. Les villes et les communes sont également atteintes. On construit un parking aux frais de la ville en faveur d'un commerce local et les autres commerces n'ont qu'à trouver de l'argent pour financer leur parking. En tant que citoyens, on doit se demander si la formation d'une répartition corporatiste de ressources de l'État est encore de notre époque, car on ne parle jamais du revers de la médaille. Combien d'emplois se perdent auprès des concurrents et dans d'autres secteurs qui doivent payer des impôts plus élevés ou qui n'ont pas droit à de belles primes ? Et à combien s'élèvent les frais généraux pour l'organisation et l'attribution de telles primes pour l'état et l'entreprise ? Quelle est la plus-value de telles primes par rapport aux frais généraux, les coûts pour les concurrences et la complexité croissante ? Le paramètre "Level Playing Field"Dans d'autres domaines, on aspire à une législation harmonisée : une législation sur les dépenses électorales, la législation sur le travail, les pratiques commerciales, la protection des consommateurs, etc. En matière de subsides et d'investissements de l'état, c'est plus difficile. Il nous faut un compas pour veiller à cette harmonisation de sorte que les arbitres (politiques) soient motivés (comprenez : contrôlés) pour veiller à l'égalité des règles du jeu pour tous les joueurs. Ainsi, les petits entrepreneurs et les grandes multinationales seront sur un pied d'égalité. Comme il est tout sauf simple de créer un traitement égal pour toutes les entreprises, il faudrait un contexte académique. Quel académicien va s'en charger ?Subventionner des emplois sans plus-value économique, c'est comme monter à bord d'un navire en train de sombrer et espérer arriver à destination.