Vendredi dernier, plusieurs rassemblements de la police ont lieu aux quatre coins de la Belgique en guise de protestation au bashing dont font actuellement l'objet les femmes et les hommes qui revêtent l'uniforme bleu. Ceux-ci entendent défendre l'insigne qu'ils ont, pour la très grande majorité, choisi de porter avec courage et détermination pour servir la population et participer à la préservation des fondements et des libertés qui constituent notre Etat de droit.

Aussi les scènes de violence qui ont eu lieu ces dernières semaines à l'encontre des forces de l'ordre ne sauraient se justifier d'aucune manière et, encore moins, en y opposant les dérives commises par un petit nombre d'entre eux. Ces violences constituent des actes mesquins et antidémocratiques qu'il revient à chacun de dénoncer sans aucun complexe et avec la plus grande fermeté. Ce principe ne doit jamais être remis en cause.

Défendre nos institutions et nos valeurs

Défendre nos institutions ne signifie pas que nous devons fermer les yeux sur l'arbitraire ponctuel et les abus de pouvoir que d'aucuns commettent trahissant ainsi leur serment et la mission qui leur a été confiée pour l'intérêt général. Le problème est réel. La question est sensible. Elle mérite cependant d'être au centre d'un véritable débat démocratique, sans tabou ni instrumentalisation politique. La lutte contre les injustices quelles qu'elles soient est une valeur universelle que nous devrions tous partager au-delà des origines, de la condition sociale et, surtout, des clivages politiques.

En notre qualité d'élu.e au service de la démocratie, cette cause est la pierre angulaire de notre engagement et elle figure parmi les combats majeurs que nous menons quotidiennement sur le terrain et au sein des différentes instances où nous siégeons. Nous ne saurions contribuer à opposer les uns contre les autres ni à nous poser en donneur de leçon sur ces enjeux qui relèvent ni plus ni moins de la dignité humaine, sans déshonorer le mandat qui nous a été confié. Nous avons, bien au contraire, un devoir d'exemplarité en conduisant un dialogue constructif qui oeuvre pour la compréhension mutuelle.

Cessons donc de propager l'image d'un monde fait d'un côté des gentils et de l'autre des méchants.

Oeuvrer pour la compréhension mutuelle

Les déclarations sans nuance dans la presse remettant en cause l'action policière et les dérapages auxquels se sont adonnés certains au sein de notre assemblée parlementaire quant à savoir qui a le droit de s'exprimer ou non en ces matières nous conduisent à rappeler, sans volonté moralisatrice mais avec conviction, que nous sommes élus.es pour représenter l'ensemble de la population et pour se saisir de ses préoccupations que nous les ayons vécues à titre personnel ou non. Nul besoin d'être "un bleu" pour considérer les intérêts de nos policiers. Nul besoin d'être une "personne racisée" pour s'opposer avec acharnement contre toutes les formes de discrimination et de stigmatisation connues. Nous devons délivrer un message qui ne sert ni à propager la haine ni à attiser davantage les tensions qui fracturent notre société.

Cessons donc de propager l'image d'un monde fait d'un côté des gentils et de l'autre des méchants. Cette caricature est improductive et très réductrice de ce qu'est notre Région. Ceux qui ne l'ont pas encore compris n'ont pas saisi que toute la beauté de Bruxelles réside dans son infinie diversité et complexité, ce qui en fait aussi toute sa richesse.

Vincent DE WOLF , Vice-Président du Parlement bruxellois, Bourgmestre d'Etterbeek

Bianca DEBAETS, Députée bruxelloise, Secrétaire d'Etat en charge de l'égalité des chances de 2014 à 2019

Guy VANHENGEL Bertin , Premier Vice-Président du Parlement bruxellois

MAMPAKA MANKAMBA, Député bruxellois et communautaire

Vendredi dernier, plusieurs rassemblements de la police ont lieu aux quatre coins de la Belgique en guise de protestation au bashing dont font actuellement l'objet les femmes et les hommes qui revêtent l'uniforme bleu. Ceux-ci entendent défendre l'insigne qu'ils ont, pour la très grande majorité, choisi de porter avec courage et détermination pour servir la population et participer à la préservation des fondements et des libertés qui constituent notre Etat de droit. Aussi les scènes de violence qui ont eu lieu ces dernières semaines à l'encontre des forces de l'ordre ne sauraient se justifier d'aucune manière et, encore moins, en y opposant les dérives commises par un petit nombre d'entre eux. Ces violences constituent des actes mesquins et antidémocratiques qu'il revient à chacun de dénoncer sans aucun complexe et avec la plus grande fermeté. Ce principe ne doit jamais être remis en cause.Défendre nos institutions ne signifie pas que nous devons fermer les yeux sur l'arbitraire ponctuel et les abus de pouvoir que d'aucuns commettent trahissant ainsi leur serment et la mission qui leur a été confiée pour l'intérêt général. Le problème est réel. La question est sensible. Elle mérite cependant d'être au centre d'un véritable débat démocratique, sans tabou ni instrumentalisation politique. La lutte contre les injustices quelles qu'elles soient est une valeur universelle que nous devrions tous partager au-delà des origines, de la condition sociale et, surtout, des clivages politiques.En notre qualité d'élu.e au service de la démocratie, cette cause est la pierre angulaire de notre engagement et elle figure parmi les combats majeurs que nous menons quotidiennement sur le terrain et au sein des différentes instances où nous siégeons. Nous ne saurions contribuer à opposer les uns contre les autres ni à nous poser en donneur de leçon sur ces enjeux qui relèvent ni plus ni moins de la dignité humaine, sans déshonorer le mandat qui nous a été confié. Nous avons, bien au contraire, un devoir d'exemplarité en conduisant un dialogue constructif qui oeuvre pour la compréhension mutuelle.Les déclarations sans nuance dans la presse remettant en cause l'action policière et les dérapages auxquels se sont adonnés certains au sein de notre assemblée parlementaire quant à savoir qui a le droit de s'exprimer ou non en ces matières nous conduisent à rappeler, sans volonté moralisatrice mais avec conviction, que nous sommes élus.es pour représenter l'ensemble de la population et pour se saisir de ses préoccupations que nous les ayons vécues à titre personnel ou non. Nul besoin d'être "un bleu" pour considérer les intérêts de nos policiers. Nul besoin d'être une "personne racisée" pour s'opposer avec acharnement contre toutes les formes de discrimination et de stigmatisation connues. Nous devons délivrer un message qui ne sert ni à propager la haine ni à attiser davantage les tensions qui fracturent notre société. Cessons donc de propager l'image d'un monde fait d'un côté des gentils et de l'autre des méchants. Cette caricature est improductive et très réductrice de ce qu'est notre Région. Ceux qui ne l'ont pas encore compris n'ont pas saisi que toute la beauté de Bruxelles réside dans son infinie diversité et complexité, ce qui en fait aussi toute sa richesse. Vincent DE WOLF , Vice-Président du Parlement bruxellois, Bourgmestre d'Etterbeek Bianca DEBAETS, Députée bruxelloise, Secrétaire d'Etat en charge de l'égalité des chances de 2014 à 2019 Guy VANHENGEL Bertin , Premier Vice-Président du Parlement bruxellois MAMPAKA MANKAMBA, Député bruxellois et communautaire