"Il y a des données", a expliqué mercredi en conférence de presse le porte-parole interfédéral de la lutte contre le coronavirus Steven Van Gucht. Cependant, "elles ne sont pas toujours complètes, ni centralisées." En effet, le traçage des contacts d'une personne infectée est une compétence régionale, rappelle son homologue francophone Yves Van Laethem. En outre, la priorité du "contact traçing" a d'abord été mise sur la nécessité d'alerter les contacts rapprochés d'une personne porteuse du virus, plutôt que la recherche de la source d'une infection. "Nous progressons dans ce domaine mais cela reste compliqué, notamment en raison de la législation relative à la vie privée." Les experts se heurtent en effet au règlement général européen sur la protection des données (GDPR), qui limite l'accès à certaines informations. Autoriser cet accès pour permettre aux épidémiologistes de travailler sur les données concernées "demanderait donc probablement une construction juridique", a indiqué M. Van Laethem. Néanmoins, les autorités ne sont pas entièrement aveugles face aux lieux de propagation du coronavirus. "Dans les situations particulières où un foyer est identifié, la source de ce foyer est recherchée. Cela fait notamment partie du travail des médecins-inspecteurs d'hygiène" régionaux, ont exposé les porte-parole interfédéraux. Les données recueillies par ces professionnels sont disponibles. "Elles ne représentent toutefois qu'une petite partie des contaminations", a souligné Steven Van Gucht. Loin donc du traçage individuel de chaque source d'infection. (Belga)

"Il y a des données", a expliqué mercredi en conférence de presse le porte-parole interfédéral de la lutte contre le coronavirus Steven Van Gucht. Cependant, "elles ne sont pas toujours complètes, ni centralisées." En effet, le traçage des contacts d'une personne infectée est une compétence régionale, rappelle son homologue francophone Yves Van Laethem. En outre, la priorité du "contact traçing" a d'abord été mise sur la nécessité d'alerter les contacts rapprochés d'une personne porteuse du virus, plutôt que la recherche de la source d'une infection. "Nous progressons dans ce domaine mais cela reste compliqué, notamment en raison de la législation relative à la vie privée." Les experts se heurtent en effet au règlement général européen sur la protection des données (GDPR), qui limite l'accès à certaines informations. Autoriser cet accès pour permettre aux épidémiologistes de travailler sur les données concernées "demanderait donc probablement une construction juridique", a indiqué M. Van Laethem. Néanmoins, les autorités ne sont pas entièrement aveugles face aux lieux de propagation du coronavirus. "Dans les situations particulières où un foyer est identifié, la source de ce foyer est recherchée. Cela fait notamment partie du travail des médecins-inspecteurs d'hygiène" régionaux, ont exposé les porte-parole interfédéraux. Les données recueillies par ces professionnels sont disponibles. "Elles ne représentent toutefois qu'une petite partie des contaminations", a souligné Steven Van Gucht. Loin donc du traçage individuel de chaque source d'infection. (Belga)