Joshua Wong, Nathan Law et Alex Chow ont été respectivement condamnés jeudi en appel à des peines de six, huit et sept mois d'emprisonnement pour leur rôle dans un rassemblement précurseur au mouvement des "parapluies". En première instance, ils avaient écopé de travaux d'intérêt général ou de sursis mais le gouvernement, aligné sur Pékin, avait fait appel de leur sentence. Les défenseurs des droits dénoncent une "persécution politique". Aux yeux de leurs soutiens, ces condamnations sont une preuve supplémentaire que Pékin renforce sa mainmise sur l'ancienne colonie britannique revenue dans son giron en 1997. Les manifestants de tous âges ont bravé la chaleur humide de l'été hongkongais pour se rendre devant la Cour d'appel au coeur de l'île de Hong Kong. "Libérez tous les prisonniers politiques", "désobéissance civile, aucun regret", scandaient-ils. Lors du rassemblement pour lequel ils ont été condamnés, le 26 septembre 2014, les manifestants avaient escaladé des barrières métalliques et étaient entrés dans Civic Square, une place située dans un complexe gouvernemental. Cette action avait déclenché des manifestations plus importantes; et deux jours plus tard débutait le mouvement prodémocratie de masse, quand la police avait tiré du gaz lacrymogène dans la foule qui s'était protégée à l'aide de parapluies. Pendant plus de deux mois, des centaines de milliers de Hongkongais avaient paralysé des quartiers entiers de la mégapole pour réclamer l'instauration d'un véritable suffrage universel. Mais Pékin n'avait pas reculé d'un pouce. D'après les termes de l'accord sino-britannique sur la rétrocession, Hong Kong jouit de libertés inconnues ailleurs en Chine continentale, en vertu du principe "Un pays, deux systèmes", en théorie jusqu'en 2047. Nombreux sont ceux qui ont le sentiment que ces libertés s'érodent et que Pékin est en train de renier cet accord. (Belga)

Joshua Wong, Nathan Law et Alex Chow ont été respectivement condamnés jeudi en appel à des peines de six, huit et sept mois d'emprisonnement pour leur rôle dans un rassemblement précurseur au mouvement des "parapluies". En première instance, ils avaient écopé de travaux d'intérêt général ou de sursis mais le gouvernement, aligné sur Pékin, avait fait appel de leur sentence. Les défenseurs des droits dénoncent une "persécution politique". Aux yeux de leurs soutiens, ces condamnations sont une preuve supplémentaire que Pékin renforce sa mainmise sur l'ancienne colonie britannique revenue dans son giron en 1997. Les manifestants de tous âges ont bravé la chaleur humide de l'été hongkongais pour se rendre devant la Cour d'appel au coeur de l'île de Hong Kong. "Libérez tous les prisonniers politiques", "désobéissance civile, aucun regret", scandaient-ils. Lors du rassemblement pour lequel ils ont été condamnés, le 26 septembre 2014, les manifestants avaient escaladé des barrières métalliques et étaient entrés dans Civic Square, une place située dans un complexe gouvernemental. Cette action avait déclenché des manifestations plus importantes; et deux jours plus tard débutait le mouvement prodémocratie de masse, quand la police avait tiré du gaz lacrymogène dans la foule qui s'était protégée à l'aide de parapluies. Pendant plus de deux mois, des centaines de milliers de Hongkongais avaient paralysé des quartiers entiers de la mégapole pour réclamer l'instauration d'un véritable suffrage universel. Mais Pékin n'avait pas reculé d'un pouce. D'après les termes de l'accord sino-britannique sur la rétrocession, Hong Kong jouit de libertés inconnues ailleurs en Chine continentale, en vertu du principe "Un pays, deux systèmes", en théorie jusqu'en 2047. Nombreux sont ceux qui ont le sentiment que ces libertés s'érodent et que Pékin est en train de renier cet accord. (Belga)