Xiomara Castro, épouse de l'ex-président Zelaya renversé par un coup d'Etat en 2009, et leader du parti de gauche LIBRE, est donnée favorite par plusieurs sondages. Le Parti National (droite) du président sortant Juan Orlando Hernandez, au pouvoir depuis 2010, représenté par le maire de la capitale Tegucigalpa, Nasry Asfura, n'a cependant pas dit son dernier mot. Les autorités ont mobilisé 42.000 militaires et policiers pour acheminer le matériel électoral aux 5.755 bureaux de vote à travers le pays et éviter toute "confrontation", quatre ans après les manifestations violentes qui avaient suivi les dernières élections générales. "Nous garantissons (...) que demain les mesures de sécurité seront (déployées) sur tout le territoire national", a annoncé la veille du scrutin le chef des Forces armées du Honduras, le général Tito Livio Moreno. "Nous nous sommes déployés depuis plusieurs jours pour garantir au peuple du Honduras sécurité et paix", a-t-il ajouté. Outre leur président, les électeurs doivent choisir 128 députés et 596 maires et maires adjoints ainsi que des conseillers municipaux et une vingtaine de députés au Parlement régional centro-américain. Depuis le coup d'Etat qui a renversé le président de gauche Manuel Zelaya en 2009, le Honduras a été dirigé par le Parti National sous la férule du président sortant Juan Orlando Hernandez, souçonné par les Etats-Unis d'être impliqué dans le trafic de drogue. "Après une douzaine d'années de pouvoir du Parti National, marqué par la corruption généralisée et la violence criminelle, la majorité des Honduriens en ont assez et semblent vouloir un changement", estime Michael Shifter, président de Dialogue Interaméricain. "Mais la machine du Parti National ne doit pas être sous-estimée et de puissants intérêts devraient faire tout ce qui est en leur pouvoir pour empêcher (Xiomara) Castro de prendre les rênes du pays", met-il en garde. Sentant le vent tourner, le PN a durci le ton de sa campagne, taxant la leader de LIBRE de "communiste" et vilipendant ses propositions de légalisation de l'avortement et du mariage homosexuel, des thèmes particulièrement polémiques dans ce petit pays conservateur où la population partage ses croyances entre Eglise catholique et obédiences évangéliques. Le parti de droite est en outre réputé ne pas reculer devant la fraude pour gagner des élections. (Belga)

Xiomara Castro, épouse de l'ex-président Zelaya renversé par un coup d'Etat en 2009, et leader du parti de gauche LIBRE, est donnée favorite par plusieurs sondages. Le Parti National (droite) du président sortant Juan Orlando Hernandez, au pouvoir depuis 2010, représenté par le maire de la capitale Tegucigalpa, Nasry Asfura, n'a cependant pas dit son dernier mot. Les autorités ont mobilisé 42.000 militaires et policiers pour acheminer le matériel électoral aux 5.755 bureaux de vote à travers le pays et éviter toute "confrontation", quatre ans après les manifestations violentes qui avaient suivi les dernières élections générales. "Nous garantissons (...) que demain les mesures de sécurité seront (déployées) sur tout le territoire national", a annoncé la veille du scrutin le chef des Forces armées du Honduras, le général Tito Livio Moreno. "Nous nous sommes déployés depuis plusieurs jours pour garantir au peuple du Honduras sécurité et paix", a-t-il ajouté. Outre leur président, les électeurs doivent choisir 128 députés et 596 maires et maires adjoints ainsi que des conseillers municipaux et une vingtaine de députés au Parlement régional centro-américain. Depuis le coup d'Etat qui a renversé le président de gauche Manuel Zelaya en 2009, le Honduras a été dirigé par le Parti National sous la férule du président sortant Juan Orlando Hernandez, souçonné par les Etats-Unis d'être impliqué dans le trafic de drogue. "Après une douzaine d'années de pouvoir du Parti National, marqué par la corruption généralisée et la violence criminelle, la majorité des Honduriens en ont assez et semblent vouloir un changement", estime Michael Shifter, président de Dialogue Interaméricain. "Mais la machine du Parti National ne doit pas être sous-estimée et de puissants intérêts devraient faire tout ce qui est en leur pouvoir pour empêcher (Xiomara) Castro de prendre les rênes du pays", met-il en garde. Sentant le vent tourner, le PN a durci le ton de sa campagne, taxant la leader de LIBRE de "communiste" et vilipendant ses propositions de légalisation de l'avortement et du mariage homosexuel, des thèmes particulièrement polémiques dans ce petit pays conservateur où la population partage ses croyances entre Eglise catholique et obédiences évangéliques. Le parti de droite est en outre réputé ne pas reculer devant la fraude pour gagner des élections. (Belga)