Sur ce site accessible en allemand, anglais et français (www.thueringer-erklaerung.de), le mémorial publie également une "Déclaration de Thuringe", sous forme de pétition appelant à "défendre la démocratie et les droits humains" dans un contexte de regain de l'extrême droite, notamment en Allemagne. "Le racisme et l'antisémitisme se propagent ouvertement et conduisent à des actes de violence en Allemagne également, ce qui aurait été impensable il y a quelques années encore", rappelle le texte. "À la lumière de la mémoire historique, il apparaît clairement que les poisons dévastateurs d'hier sont une fois de plus salués comme la panacée". Le site relaie aussi des témoignages de survivants du camp. "Tout le monde ne peut pas être un héros, un homme politique, un philosophe, un altruiste. Mais chacun peut respecter la dignité de tout autre individu ou tendre une main secourable à quelqu'un dans la détresse", écrit ainsi Jack Unikoski, survivant polonais de 93 ans vivant actuellement en Australie. Il figurait, avec 41 autres rescapés de 14 pays, parmi les invités qui avaient confirmé leur présence aux célébrations initialement prévues les 5 et 7 avril aux camps de Buchenwald et Mittelbau-Dora. Entre sa création en 1937 et sa libération en avril 1945 par ses propres prisonniers, quelque 56.000 personnes périrent à Buchenwald et plus de 20.000 à Dora, créé en août 1943 comme dépendance du premier et destiné à la fabrication de missiles V2. Les nombreuses manifestations prévues sur plusieurs jours pour marquer l'anniversaire de la libération du camp ont toutes été annulées en raison de l'épidémie de nouveau coronavirus. Les cérémonies seront repoussées à 2021, a assuré le directeur du mémorial, Volkhard Knigge. Les 75 ans de la libération de Buchenwald interviennent dans un contexte de recrudescence des agressions racistes et antisémites en Allemagne, frappée par trois attentats d'extrême droite en moins d'un an. (Belga)

Sur ce site accessible en allemand, anglais et français (www.thueringer-erklaerung.de), le mémorial publie également une "Déclaration de Thuringe", sous forme de pétition appelant à "défendre la démocratie et les droits humains" dans un contexte de regain de l'extrême droite, notamment en Allemagne. "Le racisme et l'antisémitisme se propagent ouvertement et conduisent à des actes de violence en Allemagne également, ce qui aurait été impensable il y a quelques années encore", rappelle le texte. "À la lumière de la mémoire historique, il apparaît clairement que les poisons dévastateurs d'hier sont une fois de plus salués comme la panacée". Le site relaie aussi des témoignages de survivants du camp. "Tout le monde ne peut pas être un héros, un homme politique, un philosophe, un altruiste. Mais chacun peut respecter la dignité de tout autre individu ou tendre une main secourable à quelqu'un dans la détresse", écrit ainsi Jack Unikoski, survivant polonais de 93 ans vivant actuellement en Australie. Il figurait, avec 41 autres rescapés de 14 pays, parmi les invités qui avaient confirmé leur présence aux célébrations initialement prévues les 5 et 7 avril aux camps de Buchenwald et Mittelbau-Dora. Entre sa création en 1937 et sa libération en avril 1945 par ses propres prisonniers, quelque 56.000 personnes périrent à Buchenwald et plus de 20.000 à Dora, créé en août 1943 comme dépendance du premier et destiné à la fabrication de missiles V2. Les nombreuses manifestations prévues sur plusieurs jours pour marquer l'anniversaire de la libération du camp ont toutes été annulées en raison de l'épidémie de nouveau coronavirus. Les cérémonies seront repoussées à 2021, a assuré le directeur du mémorial, Volkhard Knigge. Les 75 ans de la libération de Buchenwald interviennent dans un contexte de recrudescence des agressions racistes et antisémites en Allemagne, frappée par trois attentats d'extrême droite en moins d'un an. (Belga)