L'accord passé au Conseil ne respecte pas le processus des Spitzenkandidaten, ces chefs de file que les familles politiques européennes ont présentés pour la présidence de l'exécutif européen, ont dénoncé les Verts. "Cet arrangement d'arrière-boutique, après des jours de pourparlers, est grotesque et ne satisfait que les jeux de pouvoir. Avec un taux de participation aussi élevé aux élections européennes et un véritable mandat pour le changement, ce n'est pas ce que méritent les citoyens européens", a commenté l'eurodéputée allemande Ska Keller, candidate à la présidence du Parlement européen. Le co-président du groupe des Verts/ALE, le Belge Philippe Lamberts, a insisté pour que le Parlement décide de sa présidence indépendamment des gouvernements européens, en évitant de s'en remettre "à un compromis mal préparé au sein du Conseil". "Nous luttons pour une démocratie parlementaire", a-t-il ajouté. Les socialistes du S&D sont eux aussi très critiques. Ils se réunissaient mardi soir à Strasbourg pour dégager une position. La candidate des chefs d'Etat et de gouvernement pour la présidence de la Commission devra réunir une majorité absolue de députés européens pour pouvoir entrer en fonction. (Belga)

L'accord passé au Conseil ne respecte pas le processus des Spitzenkandidaten, ces chefs de file que les familles politiques européennes ont présentés pour la présidence de l'exécutif européen, ont dénoncé les Verts. "Cet arrangement d'arrière-boutique, après des jours de pourparlers, est grotesque et ne satisfait que les jeux de pouvoir. Avec un taux de participation aussi élevé aux élections européennes et un véritable mandat pour le changement, ce n'est pas ce que méritent les citoyens européens", a commenté l'eurodéputée allemande Ska Keller, candidate à la présidence du Parlement européen. Le co-président du groupe des Verts/ALE, le Belge Philippe Lamberts, a insisté pour que le Parlement décide de sa présidence indépendamment des gouvernements européens, en évitant de s'en remettre "à un compromis mal préparé au sein du Conseil". "Nous luttons pour une démocratie parlementaire", a-t-il ajouté. Les socialistes du S&D sont eux aussi très critiques. Ils se réunissaient mardi soir à Strasbourg pour dégager une position. La candidate des chefs d'Etat et de gouvernement pour la présidence de la Commission devra réunir une majorité absolue de députés européens pour pouvoir entrer en fonction. (Belga)