"Les amateurs d'art considèrent (...) que leur présence physique n'est plus systématiquement nécessaire pour une acquisition. En d'autres termes, la souris se substitue de plus en plus souvent à la petite pancarte d'enchère. Pour le secteur, il s'agit d'un énorme bond en avant", estime l'assureur. Face à cette nouvelle tendance, la place des réseaux sociaux est d'ailleurs de plus en plus importante. En effet, près d'un tiers des acheteurs déclarent qu'Instagram, Facebook et Twitter les ont influencés dans leur décision d'achat. "Le commerce en ligne d'?uvres d'art gagne en popularité, y compris en Belgique. (...) Les hausses importantes ont déjà eu lieu (+20 à 25% en 2013 et 2015, +12% en 2017), mais la vente via internet continuera indéniablement d'augmenter", estime Alessia Faraci de Hiscox. "C'est surtout la vente en ligne d'objets d'art de valeur moindre, soit sous la barre des 5.000 dollars, qui a le vent en poupe. Près de 78% de toutes les ventes d'objet d'art en ligne rentrent dans cette catégorie. Et ce pourcentage continue d'augmenter. En 2017, il ne s'agissait que de 67%." Malgré l'engouement pour le commerce électronique, près de trois quarts des acquéreurs d'?uvres d'art ne souhaitent toujours pas faire d'acquisition en ligne car ils ne peuvent pas voir les ?uvres d'art ou en évaluer l'état. Quelque 60% disent par ailleurs ne pas passer par internet car ils ont du mal à évaluer la réputation du vendeur et/ou parce qu'ils ont peur de la contrefaçon. Par ailleurs, nombre d'acheteurs et de vendeurs ont déclaré avoir peur d'être ou avoir été victimes de pirates informatiques et de fraudeurs. Dans le cadre de l'"Online Art Trade Report 2019", 706 acquéreurs d'?uvres d'art, 128 galeries et revendeurs et 42 plateformes en ligne ont été interrogés à travers le monde, dont différents acteurs belges. (Belga)