Kristien Van Vaerenberg, qui représentait le parti nationaliste flamand N-VA, a ainsi avancé que les justiciables se tournaient souvent vers un tribunal bruxellois francophone, car les faits y sont jugés avec "un regard métropolitain" et donc moins strict, selon elle. Le retard judiciaire y serait aussi plus important. "La loi linguistique doit être adaptée pour que les faits commis à Hal-Vilvorde soient jugés par un tribunal flamand. Des interprètes peuvent toujours être appelés", a-t-elle déclaré. Jessika Soors (Groen), a quant à elle estimé qu'un tribunal local était nécessaire afin d'adresser les formes spécifiques de criminalité de la région.

Le ministre de la Justice Koen Geens (CD&V) était également présent. Il a rappelé que la création d'une nouvelle juridiction nécessitait la révision de la constitution. "Celui qui veut entrer dans un gouvernement sans révision de la constitution devra encore attendre 5 ans pour cela. Nous ne pouvons qu'énoncer des déclarations de principe", a-t-il déclaré, ajoutant "qu'il faut être deux pour danser le tango" et que "cette problématique est très sensible pour les Bruxellois."Le bourgmestre de Vilvorde, Hans Bronte (s.pa) a souligné que la scission de BHV avait été rendue possible après que tous les partis démocratiques ont adopté la même ligne de conduite. Il a appelé à en faire de même pour la création d'un tribunal lors des prochaines négociations gouvernementales.