Un jeune homme a été tué dans l'après-midi, a constaté un journaliste de l'AFP, à quelques dizaines de mètres des bureaux de la présidence dont l'accès était bloqué par les forces de l'ordre à grand renfort de gaz lacrymogène. Un journaliste haïtien a par ailleurs été blessé par balle à l'avant-bras dans une rue du centre de la capitale lors d'une fusillade entre des policiers et un groupe de manifestants. Les confrontations entre les forces de l'ordre et les jeunes, majoritairement issus des quartiers populaires, ont été violentes. A distance, les deux groupes se sont longuement envoyé et relancé pierres et grenades lacrymogènes. En périphérie de la plus grande place d'Haïti, où la foule a terminé son parcours, quelques pillages ont visé les commerces environnants. "C'est une insurrection populaire: les Haïtiens occupent les rues donc il est clair que Jovenel (Moïse, le président NDLR) n'a d'autre choix que de remettre sa démission", a déclaré Prophète Hilaire, un des protestataires, alors que le cortège défilait encore dans un calme relatif à travers la capitale. Haïti est plongée depuis le 7 février dans une crise politique profonde. Les activités du pays sont paralysées par des manifestations populaires dans les principales villes, souvent hérissées de barricades. La colère populaire se cristallise autour de la personne de Jovenel Moïse, au pouvoir depuis deux ans. Le président reste muré dans le silence, alors que les manifestants l'accusent de ne pas avoir tenu ses promesses de mettre "à manger dans toutes les assiettes et de l'argent dans les poches" et d'avoir contribué à l'aggravation de la pauvreté. L'inflation dépasse les 15% depuis deux ans. (Belga)

Un jeune homme a été tué dans l'après-midi, a constaté un journaliste de l'AFP, à quelques dizaines de mètres des bureaux de la présidence dont l'accès était bloqué par les forces de l'ordre à grand renfort de gaz lacrymogène. Un journaliste haïtien a par ailleurs été blessé par balle à l'avant-bras dans une rue du centre de la capitale lors d'une fusillade entre des policiers et un groupe de manifestants. Les confrontations entre les forces de l'ordre et les jeunes, majoritairement issus des quartiers populaires, ont été violentes. A distance, les deux groupes se sont longuement envoyé et relancé pierres et grenades lacrymogènes. En périphérie de la plus grande place d'Haïti, où la foule a terminé son parcours, quelques pillages ont visé les commerces environnants. "C'est une insurrection populaire: les Haïtiens occupent les rues donc il est clair que Jovenel (Moïse, le président NDLR) n'a d'autre choix que de remettre sa démission", a déclaré Prophète Hilaire, un des protestataires, alors que le cortège défilait encore dans un calme relatif à travers la capitale. Haïti est plongée depuis le 7 février dans une crise politique profonde. Les activités du pays sont paralysées par des manifestations populaires dans les principales villes, souvent hérissées de barricades. La colère populaire se cristallise autour de la personne de Jovenel Moïse, au pouvoir depuis deux ans. Le président reste muré dans le silence, alors que les manifestants l'accusent de ne pas avoir tenu ses promesses de mettre "à manger dans toutes les assiettes et de l'argent dans les poches" et d'avoir contribué à l'aggravation de la pauvreté. L'inflation dépasse les 15% depuis deux ans. (Belga)