Le référendum doit être organisé le 25 avril. La présidentielle et les législatives devraient suivre lors d'un premier tour le 19 septembre et d'un second le 21 novembre, jour où se dérouleront également les élections locales. Ces scrutins n'ayant pas eu lieu en 2018 comme initialement prévu, Jovenel Moïse se retrouve aujourd'hui sans contre-pouvoir depuis la fin du mandat des parlementaires en janvier 2020, et gouverne depuis par décret. L'urgence d'organiser le renouvellement du personnel politique est réelle mais la criminalité et la mainmise des gangs armés sur nombre de zones à travers la capitale Port-au-Prince et la province constituent autant de menaces à la bonne tenue d'élections. Haïti enregistre depuis l'automne une recrudescence des enlèvements contre rançon qui touchent indistinctement les habitants les plus riches et la majorité vivant sous le seuil de pauvreté. Par ailleurs, le comité consultatif nommé par Jovenel Moïse pour élaborer un projet de nouvelle constitution n'a pas encore finalisé son travail mais est déjà vivement critiqué jusque dans le camp politique du chef de l'Etat. Cette procédure ne semble en effet pas respecter les dispositions de l'actuelle Constitution, qui dispose que "toute consultation populaire tenant à modifier la Constitution par voie de référendum est formellement interdite". L'opposition a déjà annoncé une série de manifestations fin janvier, assurant que, selon son interprétation de la constitution, le mandat de Jovenel Moïse arrive à terme le 7 février 2021 et non le 7 février 2022 comme le défend le clan présidentiel. (Belga)

Le référendum doit être organisé le 25 avril. La présidentielle et les législatives devraient suivre lors d'un premier tour le 19 septembre et d'un second le 21 novembre, jour où se dérouleront également les élections locales. Ces scrutins n'ayant pas eu lieu en 2018 comme initialement prévu, Jovenel Moïse se retrouve aujourd'hui sans contre-pouvoir depuis la fin du mandat des parlementaires en janvier 2020, et gouverne depuis par décret. L'urgence d'organiser le renouvellement du personnel politique est réelle mais la criminalité et la mainmise des gangs armés sur nombre de zones à travers la capitale Port-au-Prince et la province constituent autant de menaces à la bonne tenue d'élections. Haïti enregistre depuis l'automne une recrudescence des enlèvements contre rançon qui touchent indistinctement les habitants les plus riches et la majorité vivant sous le seuil de pauvreté. Par ailleurs, le comité consultatif nommé par Jovenel Moïse pour élaborer un projet de nouvelle constitution n'a pas encore finalisé son travail mais est déjà vivement critiqué jusque dans le camp politique du chef de l'Etat. Cette procédure ne semble en effet pas respecter les dispositions de l'actuelle Constitution, qui dispose que "toute consultation populaire tenant à modifier la Constitution par voie de référendum est formellement interdite". L'opposition a déjà annoncé une série de manifestations fin janvier, assurant que, selon son interprétation de la constitution, le mandat de Jovenel Moïse arrive à terme le 7 février 2021 et non le 7 février 2022 comme le défend le clan présidentiel. (Belga)