Lors d'une conférence, le nationaliste flamand a affirmé qu'une famille de demandeurs d'asile disposait, pendant que sa demande était examinée, d'un temps suffisant pour acheter une maison grâce à l'argent des allocations familiales.

"Une sortie sur une légende urbaine d'extrême-droite", a réagi Mme Rutten sur Facebook. "Ce sont des propos erronés qui, en ces temps xénophobes sonnent vrais, mais sont néfastes et causent des dégâts."

La présidente des libéraux flamands rappelle que la mesure visant à octroyer rétroactivement de l'argent aux enfants qui reçoivent le feu vert pour rester légalement dans le pays après une période d'attente a déjà été annulée, et que les familles avec enfants disposent, pendant la période d'attente, d'un logement et du nécessaire pour envoyer les enfants à l'école. "Cette explication est probablement moins excitante qu'une légende urbaine, mais c'est cela la vérité. Et c'est ce que vous devez attendre d'un chef de gouvernement. L'essentiel, par des légendes, pas des perroquets de l'extrême-droite."

Les propos de Jan Jambon ont également été vivement critiqués par l'opposition. "C'est très problématique pour le moins", a déclaré le chef du groupe Groen Björn Rzoska sur Twitter.

Theo Francken défend Jan Jambon

L'ancien secrétaire d'Etat à l'Asile et l'Immigration, Theo Francken (N-VA), a défendu dimanche le ministre-président flamand Jan Jambon (N-VA) sous le feu des critiques après avoir déclaré qu'il avait "entendu" qu'une famille de demandeurs d'asile avait pu s'acheter une maison grâce aux allocations familiales perçues rétroactivement après l'obtention de son statut de réfugié. "Je ne connais pas ce cas précis, mais c'est parfaitement plausible, bien qu'exceptionnel", a affirmé M. Francken sur son blog.

Selon De Tijd, qui s'est livré à un exercice de fact-checking, en prenant l'exemple "extrême" d'une famille de cinq enfants qui a attendu deux ans avant d'obtenir le statut de réfugié, les allocations perçues rétroactivement pourraient atteindre 32.000 euros.

Sur son blog, Theo Francken défend son collègue Jan Jambon. "Si vous voulez vraiment un cas exceptionnel, parlez d'un couple avec cinq enfants, dont la procédure d'asile prend de 5 à 10 ans. Vous arrivez alors à des montants de 80.000 - 160.000 euros et vous trouvez une maison dans certains endroits en Flandre", écrit-il.

"Les exceptions ne peuvent être exclues"

"Les exceptions ne peuvent être exclues, mais les anomalies vont disparaître", a affirmé dimanche le ministre flamand en charge du Bien-être, Wouter Beke (CD&V), après les propos controversés du ministre-président Jan Jambon (N-VA). "Aujourd'hui, la durée d'attente moyenne lors d'une procédure d'asile est d'environ 15 mois. Mais dans certains cas, elle peut se prolonger plusieurs années. Une famille avec quatre enfants dont la procédure s'étale sur 15 mois peut recevoir environ 10.000 euros, sans supplément social ou lié à l'âge", poursuit le chrétien-démocrate.

"Les médias ont cité l'exemple d'une famille avec cinq enfants qui a attendu huit ans avant l'issue de sa procédure et peut donc prétendre à des arriérés bien plus importants, en principe plafonnés à cinq ans. C'est exceptionnel mais c'est possible", ajoute-t-il.

Pour le CD&V - dans la majorité flamande avec la N-VA et l'Open Vld - il faut supprimer les "anomalies", le parti a fait une proposition en ce sens lors des négociations gouvernementales, selon Wouter Beke.

Le CD&V plaide par ailleurs pour raccourcir les procédures de demande d'asile, une compétence fédérale. "Une famille ne peut vivre huit ans dans l'incertitude", a conclu l'ancien président du CD&V.

Une famille avec cinq enfants percevrait au maximum 87.375 euros

D'après les calculs du Genzinsbond, une famille avec cinq enfants pourrait percevoir au maximum 87.375 euros d'allocations, une somme par ailleurs soumise à de strictes conditions. "Ce scénario tient compte d'une rétroactivité maximale de cinq ans et du fait que tous les enfants devraient être inscrits dans l'enseignement secondaire ou supérieur. Une situation hautement improbable, mais théoriquement possible", commente Yves Coemans.

Selon lui, "avec cette somme il est possible d'acheter un petit appartement à rénover - encore faut-il pouvoir y vivre à sept - ou, dans certaines régions, une petite maison à rafraîchir", conclut-il.

Pour pouvoir prétendre à l'acquisition d'une maison moyenne en Belgique, dont le prix médian oscille autour de 260.000 euros, une famille de réfugiés devrait avoir 14 enfants.

Lors d'une conférence, le nationaliste flamand a affirmé qu'une famille de demandeurs d'asile disposait, pendant que sa demande était examinée, d'un temps suffisant pour acheter une maison grâce à l'argent des allocations familiales."Une sortie sur une légende urbaine d'extrême-droite", a réagi Mme Rutten sur Facebook. "Ce sont des propos erronés qui, en ces temps xénophobes sonnent vrais, mais sont néfastes et causent des dégâts." La présidente des libéraux flamands rappelle que la mesure visant à octroyer rétroactivement de l'argent aux enfants qui reçoivent le feu vert pour rester légalement dans le pays après une période d'attente a déjà été annulée, et que les familles avec enfants disposent, pendant la période d'attente, d'un logement et du nécessaire pour envoyer les enfants à l'école. "Cette explication est probablement moins excitante qu'une légende urbaine, mais c'est cela la vérité. Et c'est ce que vous devez attendre d'un chef de gouvernement. L'essentiel, par des légendes, pas des perroquets de l'extrême-droite." Les propos de Jan Jambon ont également été vivement critiqués par l'opposition. "C'est très problématique pour le moins", a déclaré le chef du groupe Groen Björn Rzoska sur Twitter.Theo Francken défend Jan Jambon L'ancien secrétaire d'Etat à l'Asile et l'Immigration, Theo Francken (N-VA), a défendu dimanche le ministre-président flamand Jan Jambon (N-VA) sous le feu des critiques après avoir déclaré qu'il avait "entendu" qu'une famille de demandeurs d'asile avait pu s'acheter une maison grâce aux allocations familiales perçues rétroactivement après l'obtention de son statut de réfugié. "Je ne connais pas ce cas précis, mais c'est parfaitement plausible, bien qu'exceptionnel", a affirmé M. Francken sur son blog. Selon De Tijd, qui s'est livré à un exercice de fact-checking, en prenant l'exemple "extrême" d'une famille de cinq enfants qui a attendu deux ans avant d'obtenir le statut de réfugié, les allocations perçues rétroactivement pourraient atteindre 32.000 euros. Sur son blog, Theo Francken défend son collègue Jan Jambon. "Si vous voulez vraiment un cas exceptionnel, parlez d'un couple avec cinq enfants, dont la procédure d'asile prend de 5 à 10 ans. Vous arrivez alors à des montants de 80.000 - 160.000 euros et vous trouvez une maison dans certains endroits en Flandre", écrit-il."Les exceptions ne peuvent être exclues""Les exceptions ne peuvent être exclues, mais les anomalies vont disparaître", a affirmé dimanche le ministre flamand en charge du Bien-être, Wouter Beke (CD&V), après les propos controversés du ministre-président Jan Jambon (N-VA). "Aujourd'hui, la durée d'attente moyenne lors d'une procédure d'asile est d'environ 15 mois. Mais dans certains cas, elle peut se prolonger plusieurs années. Une famille avec quatre enfants dont la procédure s'étale sur 15 mois peut recevoir environ 10.000 euros, sans supplément social ou lié à l'âge", poursuit le chrétien-démocrate. "Les médias ont cité l'exemple d'une famille avec cinq enfants qui a attendu huit ans avant l'issue de sa procédure et peut donc prétendre à des arriérés bien plus importants, en principe plafonnés à cinq ans. C'est exceptionnel mais c'est possible", ajoute-t-il. Pour le CD&V - dans la majorité flamande avec la N-VA et l'Open Vld - il faut supprimer les "anomalies", le parti a fait une proposition en ce sens lors des négociations gouvernementales, selon Wouter Beke. Le CD&V plaide par ailleurs pour raccourcir les procédures de demande d'asile, une compétence fédérale. "Une famille ne peut vivre huit ans dans l'incertitude", a conclu l'ancien président du CD&V.