"Le gouvernement déplore les pertes en vies humaines suite aux violences enregistrées à Conakry depuis" lundi. "Ces violences ont non seulement occasionné des destructions de biens publics et privés, mais ont également et surtout coûté la vie à sept de nos concitoyens, dont deux mardi", selon un communiqué publié mardi soir par le gouvernement guinéen. "La persistance des violences" a concerné "la haute banlieue" de Conakry, le calme prévalait dans "la majeure partie des quartiers" de la capitale, ajoute le texte. Selon une source médicale, les deux personnes décédées mardi sont des civils, l'un tué par balle, l'autre ayant succombé après avoir été renversé par un véhicule des forces de l'ordre. Des habitants de quartiers de la banlieue avaient brûlé des pneus et érigé des barricades, bloquant la circulation. Les échauffourées ont eu lieu lorsque des forces de l'ordre sont intervenues pour déplacer ces barricades. Ces nouvelles violences ont éclaté alors que la réouverture des écoles, réclamée par les manifestants les derniers jours, devrait avoir lieu mercredi, selon un accord signé lundi par les enseignants et le gouvernement. La poursuite des manifestations a donc surpris de nombreux résidents de la capitale. Selon certains protestataires, les manifestations de mardi visaient en fait à dénoncer l'accord. Les autorités avaient fermé les écoles le 1er février en raison de manifestations violentes d'élèves soutenant des enseignants vacataires réclamant leur intégration dans la fonction publique, une demande appuyée par les syndicats qui revendiquent aussi une augmentation de salaires et de meilleures conditions de travail. A la suite de discussions avec des responsables syndicaux, le gouvernement avait appelé les enseignants à reprendre les cours le 13 février. Mais le même jour, les syndicats avaient déclenché une grève dans le primaire et le secondaire de l'enseignement public. Lundi, l'intersyndicale des enseignants a annoncé la suspension de la grève après avoir signé l'accord avec le gouvernement, qui a dans la foulée annoncé la reprise des cours mercredi dans tout le pays. (Belga)

"Le gouvernement déplore les pertes en vies humaines suite aux violences enregistrées à Conakry depuis" lundi. "Ces violences ont non seulement occasionné des destructions de biens publics et privés, mais ont également et surtout coûté la vie à sept de nos concitoyens, dont deux mardi", selon un communiqué publié mardi soir par le gouvernement guinéen. "La persistance des violences" a concerné "la haute banlieue" de Conakry, le calme prévalait dans "la majeure partie des quartiers" de la capitale, ajoute le texte. Selon une source médicale, les deux personnes décédées mardi sont des civils, l'un tué par balle, l'autre ayant succombé après avoir été renversé par un véhicule des forces de l'ordre. Des habitants de quartiers de la banlieue avaient brûlé des pneus et érigé des barricades, bloquant la circulation. Les échauffourées ont eu lieu lorsque des forces de l'ordre sont intervenues pour déplacer ces barricades. Ces nouvelles violences ont éclaté alors que la réouverture des écoles, réclamée par les manifestants les derniers jours, devrait avoir lieu mercredi, selon un accord signé lundi par les enseignants et le gouvernement. La poursuite des manifestations a donc surpris de nombreux résidents de la capitale. Selon certains protestataires, les manifestations de mardi visaient en fait à dénoncer l'accord. Les autorités avaient fermé les écoles le 1er février en raison de manifestations violentes d'élèves soutenant des enseignants vacataires réclamant leur intégration dans la fonction publique, une demande appuyée par les syndicats qui revendiquent aussi une augmentation de salaires et de meilleures conditions de travail. A la suite de discussions avec des responsables syndicaux, le gouvernement avait appelé les enseignants à reprendre les cours le 13 février. Mais le même jour, les syndicats avaient déclenché une grève dans le primaire et le secondaire de l'enseignement public. Lundi, l'intersyndicale des enseignants a annoncé la suspension de la grève après avoir signé l'accord avec le gouvernement, qui a dans la foulée annoncé la reprise des cours mercredi dans tout le pays. (Belga)