"L'enquête n'est pas contre le président parce qu'il bénéficie de l'immunité, mais plutôt pour déterminer si ce délit présumé a existé", a déclaré vendredi à l'AFP le porte-parole du bureau du procureur général, Juan Luis Pantaleon. Si des preuves suffisantes sont trouvées, le parquet peut demander la levée de l'immunité du président pour pouvoir enquêter sur lui. Il a expliqué que le parquet s'était saisi d'office après différentes déclarations et articles dans les médias et les réseaux sociaux locaux. La veille, la procureure générale, Consuelo Porras, une proche du président, avait admis sur une chaîne de télévision locale que "l'enquête a déjà commencé afin de vérifier les propos" accusateurs. L'ancien procureur spécial chargé de la lutte contre l'impunité (FECI), Juan Francisco Sandoval, reconnu par les Etats-Unis pour sa lutte contre la corruption, a été le premier à révéler l'enquête contre le président et les rencontres avec l'homme d'affaires russe. Par la suite, M. Porras l'a limogé le 23 juillet. Un jour plus tard, M. Sandoval a quitté le pays pour "protéger sa vie". Il a déclaré à cette occasion qu'il avait rencontré de nombreux obstacles dans son travail, et qu'on lui avait demandé de ne pas enquêter sur le président sans le consentement du procureur général. Vendredi, un tribunal local a délivré un mandat d'arrêt contre M. Sandoval pour des délits d'entrave à l'action pénale et de manquement à ses devoirs. Suite à la destitution de M. Sandoval, les Etats-Unis ont suspendu leur coopération avec le bureau du procureur général. Le FECI a été créée pour travailler avec la Commission internationale contre l'impunité au Guatemala (CICIG), une entité rattachée à l'ONU qui a fermé ses portes en 2019. Ensemble, ils ont découvert plusieurs affaires de corruption, dont une fraude douanière qui s'est traduite par la démission du président Otto Perez (2012-2015) et de sa vice-présidente Roxana Baldetti. Tous deux ont été arrêtés et attendent leur procès en prison. (Belga)

"L'enquête n'est pas contre le président parce qu'il bénéficie de l'immunité, mais plutôt pour déterminer si ce délit présumé a existé", a déclaré vendredi à l'AFP le porte-parole du bureau du procureur général, Juan Luis Pantaleon. Si des preuves suffisantes sont trouvées, le parquet peut demander la levée de l'immunité du président pour pouvoir enquêter sur lui. Il a expliqué que le parquet s'était saisi d'office après différentes déclarations et articles dans les médias et les réseaux sociaux locaux. La veille, la procureure générale, Consuelo Porras, une proche du président, avait admis sur une chaîne de télévision locale que "l'enquête a déjà commencé afin de vérifier les propos" accusateurs. L'ancien procureur spécial chargé de la lutte contre l'impunité (FECI), Juan Francisco Sandoval, reconnu par les Etats-Unis pour sa lutte contre la corruption, a été le premier à révéler l'enquête contre le président et les rencontres avec l'homme d'affaires russe. Par la suite, M. Porras l'a limogé le 23 juillet. Un jour plus tard, M. Sandoval a quitté le pays pour "protéger sa vie". Il a déclaré à cette occasion qu'il avait rencontré de nombreux obstacles dans son travail, et qu'on lui avait demandé de ne pas enquêter sur le président sans le consentement du procureur général. Vendredi, un tribunal local a délivré un mandat d'arrêt contre M. Sandoval pour des délits d'entrave à l'action pénale et de manquement à ses devoirs. Suite à la destitution de M. Sandoval, les Etats-Unis ont suspendu leur coopération avec le bureau du procureur général. Le FECI a été créée pour travailler avec la Commission internationale contre l'impunité au Guatemala (CICIG), une entité rattachée à l'ONU qui a fermé ses portes en 2019. Ensemble, ils ont découvert plusieurs affaires de corruption, dont une fraude douanière qui s'est traduite par la démission du président Otto Perez (2012-2015) et de sa vice-présidente Roxana Baldetti. Tous deux ont été arrêtés et attendent leur procès en prison. (Belga)