Lors d'une soirée à Beveren, le nationaliste flamand avait notamment affirmé qu'il s'était parfois montré "créatif" afin de renvoyer des criminels illégaux dans leur pays. "Je ne vais pas vous raconter comment, sans quoi j'aurais des ennuis. Mais un jour j'écrirai un livre sur cela, une fois que les faits seront prescrits", avait ajouté M. Francken, ignorant qu'un journaliste du quotidien De Morgen se trouvait dans l'assemblée. "Des déclarations à tomber de sa chaise" aux yeux de Wouter De Vriendt, qui a interrogé mercredi en commission de la Chambre l'actuelle ministre en charge de l'Asile et de la Migration, Maggie De Block (Open Vld). D'après l'écologiste flamand, Theo Francken aurait sous-entendu avoir commis des faits répréhensibles, dans la mesure où il a parlé de "prescription". "Tout démocrate devrait s'alarmer après de telles déclarations", a-t-il insisté. Dans sa réponse, Mme De Block a expliqué avoir interrogé le directeur général de l'Office des Étrangers, Freddy Roosemont, à ce sujet. Celui-ci lui a notamment assuré qu'aucun acte illégal n'avait été posé par ses services dans le cadre de l'expulsion de criminels illégaux, a-t-elle souligné.

Cet élément ne suffit toutefois pas à M. De Vriendt qui exige plus de clarté. S'il ne l'obtient pas, il prévient que son groupe est prêt à inviter M. Francken pour une audition au parlement, comme ce fut déjà le cas il y a quelques mois dans le cadre de l'affaire sur un trafic de visas humanitaires. Lors de son intervention à Beveren, le nationaliste flamand avait aussi déclaré qu'alors que les juges néerlandophones du Conseil du Contentieux des Etrangers (CCE) sont submergés de travail, les francophones ont eux "le temps de jouer au golf". Des propos qui n'ont vraisemblablement pas plu au CCE qui s'est fendu d'un communiqué pour "rectifier" des informations de l'ancien secrétaire d'Etat. "La charge de travail du Conseil du contentieux des étrangers est, de manière générale, très élevée: entre 12.000 et 17.000 recours par an depuis 2015. Elle l'est pour les deux rôles linguistiques, mais contrairement à ce qui a pu être dit, elle est chaque année sensiblement plus élevée du côté francophone (entre 20% et 30% de recours supplémentaires). Le nombre d'arrêts prononcés est également très élevé (entre 16.500 et 23.000 arrêts par an) et l'arriéré judiciaire diminue d'année en année. Les juges francophones ou leurs collègues néerlandophones ont donc peu de temps pour jouer au golf...", précise le CCE.

Lors d'une soirée à Beveren, le nationaliste flamand avait notamment affirmé qu'il s'était parfois montré "créatif" afin de renvoyer des criminels illégaux dans leur pays. "Je ne vais pas vous raconter comment, sans quoi j'aurais des ennuis. Mais un jour j'écrirai un livre sur cela, une fois que les faits seront prescrits", avait ajouté M. Francken, ignorant qu'un journaliste du quotidien De Morgen se trouvait dans l'assemblée. "Des déclarations à tomber de sa chaise" aux yeux de Wouter De Vriendt, qui a interrogé mercredi en commission de la Chambre l'actuelle ministre en charge de l'Asile et de la Migration, Maggie De Block (Open Vld). D'après l'écologiste flamand, Theo Francken aurait sous-entendu avoir commis des faits répréhensibles, dans la mesure où il a parlé de "prescription". "Tout démocrate devrait s'alarmer après de telles déclarations", a-t-il insisté. Dans sa réponse, Mme De Block a expliqué avoir interrogé le directeur général de l'Office des Étrangers, Freddy Roosemont, à ce sujet. Celui-ci lui a notamment assuré qu'aucun acte illégal n'avait été posé par ses services dans le cadre de l'expulsion de criminels illégaux, a-t-elle souligné. Cet élément ne suffit toutefois pas à M. De Vriendt qui exige plus de clarté. S'il ne l'obtient pas, il prévient que son groupe est prêt à inviter M. Francken pour une audition au parlement, comme ce fut déjà le cas il y a quelques mois dans le cadre de l'affaire sur un trafic de visas humanitaires. Lors de son intervention à Beveren, le nationaliste flamand avait aussi déclaré qu'alors que les juges néerlandophones du Conseil du Contentieux des Etrangers (CCE) sont submergés de travail, les francophones ont eux "le temps de jouer au golf". Des propos qui n'ont vraisemblablement pas plu au CCE qui s'est fendu d'un communiqué pour "rectifier" des informations de l'ancien secrétaire d'Etat. "La charge de travail du Conseil du contentieux des étrangers est, de manière générale, très élevée: entre 12.000 et 17.000 recours par an depuis 2015. Elle l'est pour les deux rôles linguistiques, mais contrairement à ce qui a pu être dit, elle est chaque année sensiblement plus élevée du côté francophone (entre 20% et 30% de recours supplémentaires). Le nombre d'arrêts prononcés est également très élevé (entre 16.500 et 23.000 arrêts par an) et l'arriéré judiciaire diminue d'année en année. Les juges francophones ou leurs collègues néerlandophones ont donc peu de temps pour jouer au golf...", précise le CCE.