"Il n'est pas permis de se résigner à l'impasse", a-t-il déclaré lors de l'émission De Ochtend, de la radio VRT.

M. Calvo a également appelé les partis politiques à, en général, moins se préoccuper d'eux-mêmes. "Si le politique ne s'occupe que de lui-même, le vainqueur des prochaines élections est déjà déterminé et c'est anti-politique."

Il devrait y avoir un "redémarrage" dans les discussions sur la formation flamande après le retour au pays de M. De Wever à l'issue d'une visite de travail en tant que bourgmestre d'Anvers en Colombie, a ajouté le député écologiste.

M. De Wever a décrété une pause dans les discussions dans l'attente de clarification de la situation au niveau fédéral, près de deux mois après les élections générales du 26 mai.

"Le plus grave, c'est que rien ne bouge en Flandre. Il n'y a pas de vraies négociations et c'est difficile à accepter. La Flandre doit pouvoir faire plus", a poursuivi M. Calvo.

Le chef de groupe a dès lors appelé M. De Wever à reprendre le plus vite possible les pourparlers, même si les écologistes flamands n'ont été - contrairement au Vlaams Belang - que brièvement associés aux discussions.

M. Calvo a reconnu que les divergences entre la N-VA et Groen sont "très importantes".

Dimanche, le ministre de l'Intérieur, Pieter De Crem (CD&V), a souligné qu'une coalition fédérale sans la N-VA n'était pas une option car cela serait "pour nous (sociaux-chrétiens) intenable", irréalisable et pas souhaitable.

M. De Crem a aussi plaidé en faveur d'un gouvernement fédéral disposant d'une majorité en Flandre.

"Une majorité flamande est souhaitable mais pas indispensable", a répliqué lundi M. Calvo.