Le débat sur le sort des djihadistes européens détenus en Syrie a été relancé depuis que les Etats-Unis ont demandé aux pays d'Europe de reprendre leurs ressortissants détenus par les Forces démocratiques syriennes, avant le départ des troupes américaines attendu en avril. Pour éviter ces retours, le gouvernement belge évoque l'idée d'un tribunal international qui jugerait les détenus dans la région, sans préciser où. Mais l'Europe est divisée sur le sujet. La France n'exclut plus un retour, tandis que l'Allemagne le juge très difficile à ce stade. Pour M. Van Hecke, un retour et un procès seraient la meilleure option "si cela se passe de manière sécurisée". Pour s'en assurer, il demande l'avis des services de renseignement. "Un retour contrôlé est pour nous une option envisageable si c'est la plus sûre". Du côté de la N-VA, Koen Metsu dit ne pas croire en un retour contrôlé dès lors que le système judiciaire belge n'offrirait pas de garanties suffisantes à ses yeux pour la déradicalisation des détenus et leur suivi après la prison. Le ministre de la Justice Koen Geens (CD&V) s'est inscrit en faux contre ces allégations. Le suivi est opéré, en prison comme à l'extérieur, affirme-t-il. M. Geens rappelle la création des sections de déradicalisation et des taskforces locales pour le suivi. Une circulaire a encore été envoyée ce lundi pour impliquer les assistants de justice plus tôt encore dans la trajectoire des détenus, a-t-il ajouté. (Belga)