Plus de la moitié des quelque mille personnes hébergées chaque nuit par le principal opérateur de l'hébergement d'urgence pour les personnes sans-abri en région de Bruxelles-Capitale ne dispose pas de titre de séjour. Pour ces sans-papiers dépourvus d'emplois au noir, l'aide médicale urgente et l'accès aux centres d'hébergement pour sans-abri sont leurs derniers droits. Certains sont devenus des sans-abri chroniques, les équipes d'accompagnement étant dans l'impossibilité de trouver une solution à ces personnes en défaut d'existence administrative. "L'urgence a ainsi pris lentement le visage d'une solution à long terme pour ces personnes, condamnées à errer sans perspectives d'avenir dans des structures inadaptées à leurs situations", observent les deux dirigeants du Samusocial. "La prise en charge de ces personnes dans nos collectivités d'hébergement d'urgence, représente au final un coût plus élevé pour notre société que leur autonomisation par l'octroi de papiers et la mise en place d'un parcours d'insertion. A l'heure où le gouvernement bruxellois à l'ambition de donner un nouveau souffle à la lutte contre le sans-abrisme, alors que nombreux sont ceux qui font de la fin du sans-abrisme un rêve, la grève de la faim des personnes sans papiers nous rappelle ce constat implacable : tant qu'on ne trouvera pas de solution humaine, digne et durable à la question des personnes sans-papiers, l'impact des mesures prises ces dernières années pour tenter de résoudre le sans-abrisme restera réduit". (Belga)

Plus de la moitié des quelque mille personnes hébergées chaque nuit par le principal opérateur de l'hébergement d'urgence pour les personnes sans-abri en région de Bruxelles-Capitale ne dispose pas de titre de séjour. Pour ces sans-papiers dépourvus d'emplois au noir, l'aide médicale urgente et l'accès aux centres d'hébergement pour sans-abri sont leurs derniers droits. Certains sont devenus des sans-abri chroniques, les équipes d'accompagnement étant dans l'impossibilité de trouver une solution à ces personnes en défaut d'existence administrative. "L'urgence a ainsi pris lentement le visage d'une solution à long terme pour ces personnes, condamnées à errer sans perspectives d'avenir dans des structures inadaptées à leurs situations", observent les deux dirigeants du Samusocial. "La prise en charge de ces personnes dans nos collectivités d'hébergement d'urgence, représente au final un coût plus élevé pour notre société que leur autonomisation par l'octroi de papiers et la mise en place d'un parcours d'insertion. A l'heure où le gouvernement bruxellois à l'ambition de donner un nouveau souffle à la lutte contre le sans-abrisme, alors que nombreux sont ceux qui font de la fin du sans-abrisme un rêve, la grève de la faim des personnes sans papiers nous rappelle ce constat implacable : tant qu'on ne trouvera pas de solution humaine, digne et durable à la question des personnes sans-papiers, l'impact des mesures prises ces dernières années pour tenter de résoudre le sans-abrisme restera réduit". (Belga)