"La peine de prison, c'est une privation de liberté, sans que puisse s'y ajouter la privation d'autres droits et libertés", rappellent-ils en invoquant le droit international. La carte blanche invite à mettre en place un service minimum en cas de grève dans les prisons. Il ne serait "en rien une atteinte inacceptable au droit de grève" mais permettrait à chaque détenu de continuer à "être reconnu comme homme et comme femme".

Les magistrats interpellent directement les syndicats. "Où sont passées vos valeurs d'humanisme à l'égard des détenus?", demandent-ils. Ils appellent également le monde politique à réagir en prenant en compte les revendications des agents. "Entendez-vous le cri d'une profession qui n'en peut plus?", écrivent les signataires, priant par ailleurs les responsables politiques à mettre en place un service minimum au nom de l'urgence sanitaire et sociale. "Les êtres humains ne valent-ils pas mieux que votre silence?", concluent-ils.

La carte blanche est notamment signée par des magistrats, des magistrats honoraires - dont l'ancienne vice-présidente de la Cour européenne des droits de l'Homme Françoise Tulkens et le président émérite de la Cour constitutionnelle Paul Martens - des avocats et le directeur d'Unia, Patrick Charlier.

"La peine de prison, c'est une privation de liberté, sans que puisse s'y ajouter la privation d'autres droits et libertés", rappellent-ils en invoquant le droit international. La carte blanche invite à mettre en place un service minimum en cas de grève dans les prisons. Il ne serait "en rien une atteinte inacceptable au droit de grève" mais permettrait à chaque détenu de continuer à "être reconnu comme homme et comme femme". Les magistrats interpellent directement les syndicats. "Où sont passées vos valeurs d'humanisme à l'égard des détenus?", demandent-ils. Ils appellent également le monde politique à réagir en prenant en compte les revendications des agents. "Entendez-vous le cri d'une profession qui n'en peut plus?", écrivent les signataires, priant par ailleurs les responsables politiques à mettre en place un service minimum au nom de l'urgence sanitaire et sociale. "Les êtres humains ne valent-ils pas mieux que votre silence?", concluent-ils. La carte blanche est notamment signée par des magistrats, des magistrats honoraires - dont l'ancienne vice-présidente de la Cour européenne des droits de l'Homme Françoise Tulkens et le président émérite de la Cour constitutionnelle Paul Martens - des avocats et le directeur d'Unia, Patrick Charlier.