Nous manifestons "parce que notre avenir est en jeu. Dans cette crise, nous ne serons pas des spectateurs. Nous voulons que les personnes au pouvoir s'unissent derrière la science", a dit l'adolescente à la foule sous les applaudissements et les "amen", selon des images retransmises en direct par les organisateurs. Mais si de nombreux manifestants ont crié leur soutien à l'égérie de la lutte contre l'inaction politique face au réchauffement climatique, des klaxons se sont aussi fait entendre en marge du rassemblement: ceux de contre-manifestants venus dans leurs camions défendre les énergies fossiles. "L'environnement est important pour nous, bien sûr qu'il l'est. Ce qu'ils doivent comprendre, c'est que nous souffrons et que nous avons aussi besoin de prêter attention aux emplois dans l'Alberta", avait lancé l'un d'eux avant le départ des véhicules. Jason Kenney, le Premier ministre de la province --dont les sables bitumineux contiennent la troisième réserve d'or noir de la planète-- avait aussi un message à adresser aux partisans de Greta Thunberg. "Les Canadiens sont des gens pragmatiques. Ils aiment les solutions réalistes. Appeler à la fin de l'économie industrielle moderne, appeler à priver des millions de personnes de leurs emplois (...), ce n'est pas une solution réaliste", a-t-il déclaré, en assurant que le secteur privé prenait "des risques" et investissait "beaucoup d'argent" pour réduire les gaz à effet de serre et les émissions carbone. Greta Thunberg avait pris part fin septembre à Montréal à une manifestation géante rassemblant près d'un demi-million de personnes selon les organisateurs. Du jamais vu au Québec et l'une des plus grosses manifestations jamais organisées au Canada, à laquelle le Premier ministre libéral sortant Justin Trudeau avait aussi participé. (Belga)