L'association Greenpeace a réagi mardi à l'autorisation donnée par le gouvernement wallon de valider l'extension d'un poulailler industriel à Dottignies, dans l'entité de Mouscron. Ce poulailler existant passerait ainsi d'une capacité de 72.600 poulets à 132.000 bêtes. L'an dernier, malgré des oppositions à ce projet lors de l'enquête publique, le collège de la Ville de Mouscron avait validé la demande qui avait été introduite. En octobre 2020, un collectif de 400 personnes avait déposé un premier recours auprès de la tutelle. Les opposants viennent d'être informés que leur recours n'a pas été pris en compte, aucun accord n'ayant été trouvé entre les ministres de l'Agriculture, Willy Borsus, et de l'Environnement, Céline Tellier. Pour sa part, le ministre Borsus a suivi les avis favorables des fonctionnaires délégués en 1ère instance, puis lors du recours. D'autre part, la ministre Tellier ne souhaitait pas suivre ces avis positifs. Leurs avis étant divergents, les deux ministres se sont dès lors abstenus. Comme le prévoit la procédure dans un tel cas, c'est l'avis en 1ère instance, donc celui du collège mouscronnois, qui prévaut. L'avis favorable au projet a donc été confirmé. "La Wallonie agit comme une poule sans tête. Il est non seulement scandaleux que ce type de méga-poulailler soit actuellement promu en Wallonie, mais encore plus scandaleux que les critiques de fond soulevées par des riverains, dans un recours formel, ne soient même pas considérées par le gouvernement", réagit Sébastien Snoeck, expert en agriculture chez Greenpeace. "La Wallonie a fait le choix d'une agriculture familiale, écologiquement intensive, en lien avec son territoire, qui travaille avec la nature pour produire de la nourriture, et non contre elle. La Déclaration de politique régionale de 2019 a fait le choix de soutenir l'élevage extensif, l'autonomie fourragère et de réduire la dépendance au soja, utilisé pour alimenter en particulier les volailles. Cette décision sur l'extension de méga-poulaillers va totalement à l'encontre de cet accord politique. Le gouvernement wallon doit soutenir l'élevage extensif et rémunérer les pratiques bénéfiques à la nature et non l'industrialisation forcenée de l'agriculture wallonne", conclut l'expert. S'ils le souhaitent, les plaignants ont 60 jours pour introduire un recours auprès du Conseil d'État. (Belga)

L'association Greenpeace a réagi mardi à l'autorisation donnée par le gouvernement wallon de valider l'extension d'un poulailler industriel à Dottignies, dans l'entité de Mouscron. Ce poulailler existant passerait ainsi d'une capacité de 72.600 poulets à 132.000 bêtes. L'an dernier, malgré des oppositions à ce projet lors de l'enquête publique, le collège de la Ville de Mouscron avait validé la demande qui avait été introduite. En octobre 2020, un collectif de 400 personnes avait déposé un premier recours auprès de la tutelle. Les opposants viennent d'être informés que leur recours n'a pas été pris en compte, aucun accord n'ayant été trouvé entre les ministres de l'Agriculture, Willy Borsus, et de l'Environnement, Céline Tellier. Pour sa part, le ministre Borsus a suivi les avis favorables des fonctionnaires délégués en 1ère instance, puis lors du recours. D'autre part, la ministre Tellier ne souhaitait pas suivre ces avis positifs. Leurs avis étant divergents, les deux ministres se sont dès lors abstenus. Comme le prévoit la procédure dans un tel cas, c'est l'avis en 1ère instance, donc celui du collège mouscronnois, qui prévaut. L'avis favorable au projet a donc été confirmé. "La Wallonie agit comme une poule sans tête. Il est non seulement scandaleux que ce type de méga-poulailler soit actuellement promu en Wallonie, mais encore plus scandaleux que les critiques de fond soulevées par des riverains, dans un recours formel, ne soient même pas considérées par le gouvernement", réagit Sébastien Snoeck, expert en agriculture chez Greenpeace. "La Wallonie a fait le choix d'une agriculture familiale, écologiquement intensive, en lien avec son territoire, qui travaille avec la nature pour produire de la nourriture, et non contre elle. La Déclaration de politique régionale de 2019 a fait le choix de soutenir l'élevage extensif, l'autonomie fourragère et de réduire la dépendance au soja, utilisé pour alimenter en particulier les volailles. Cette décision sur l'extension de méga-poulaillers va totalement à l'encontre de cet accord politique. Le gouvernement wallon doit soutenir l'élevage extensif et rémunérer les pratiques bénéfiques à la nature et non l'industrialisation forcenée de l'agriculture wallonne", conclut l'expert. S'ils le souhaitent, les plaignants ont 60 jours pour introduire un recours auprès du Conseil d'État. (Belga)