L'enquêteur du service d'incendie, Dimitris Liotsios, aurait reçu l'ordre de celui qui était alors à la tête des pompiers, Vassilis Mattheopoulos, d'"enterrer" des rapports d'enquête pour éviter des représailles de ses supérieurs, selon le quotidien. "Il est maintenant clair qu'il y a eu une tentative de couvrir" les faits, a estimé dimanche le Premier ministre, Kyriakos Mitsotakis. Le 23 juillet 2018, 102 personnes avaient péri dans un violent incendie qui avait ravagé la station balnéaire située à une quarantaine de kilomètres d'Athènes. Le gouvernement de gauche de l'époque avait insisté sur la difficulté d'organiser l'évacuation des personnes menacées, avec des vents soufflant à 120 km/h. Néanmoins, dans les semaines qui suivirent, la ministre en charge de la police, Olga Gerovassili, avait démissionné, après des accusations selon lesquelles la police n'avait pas sécurisé la zone assez rapidement, ni alerté les pompiers sur l'ampleur de l'incendie. La justice a engagé des poursuites pour négligence criminelle contre 20 personnes, y compris de hauts responsables du service d'incendie, de la police portuaire et de la protection civile. Mme Gerovassili a qualifié de fausses les informations du quotidien. Interrogé par l'AFP, l'ancien chef du service d'incendie a lui qualifié ces informations de "mensonges". (Belga)

L'enquêteur du service d'incendie, Dimitris Liotsios, aurait reçu l'ordre de celui qui était alors à la tête des pompiers, Vassilis Mattheopoulos, d'"enterrer" des rapports d'enquête pour éviter des représailles de ses supérieurs, selon le quotidien. "Il est maintenant clair qu'il y a eu une tentative de couvrir" les faits, a estimé dimanche le Premier ministre, Kyriakos Mitsotakis. Le 23 juillet 2018, 102 personnes avaient péri dans un violent incendie qui avait ravagé la station balnéaire située à une quarantaine de kilomètres d'Athènes. Le gouvernement de gauche de l'époque avait insisté sur la difficulté d'organiser l'évacuation des personnes menacées, avec des vents soufflant à 120 km/h. Néanmoins, dans les semaines qui suivirent, la ministre en charge de la police, Olga Gerovassili, avait démissionné, après des accusations selon lesquelles la police n'avait pas sécurisé la zone assez rapidement, ni alerté les pompiers sur l'ampleur de l'incendie. La justice a engagé des poursuites pour négligence criminelle contre 20 personnes, y compris de hauts responsables du service d'incendie, de la police portuaire et de la protection civile. Mme Gerovassili a qualifié de fausses les informations du quotidien. Interrogé par l'AFP, l'ancien chef du service d'incendie a lui qualifié ces informations de "mensonges". (Belga)