"Il n'existe à proprement parler pas de réglementation en Belgique sur la présence d'enfants sur le lieu de travail", nous explique Jean-Luc Vannieuwenhuyse, conseiller juridique chez SD Worx. "Il s'agira la plupart du temps d'un accord entre l'employé et son employeur, après lui en avoir exprimé la demande explicite. L'employeur jugera alors au cas par cas si cela est envisageable."
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"Il n'existe à proprement parler pas de réglementation en Belgique sur la présence d'enfants sur le lieu de travail", nous explique Jean-Luc Vannieuwenhuyse, conseiller juridique chez SD Worx. "Il s'agira la plupart du temps d'un accord entre l'employé et son employeur, après lui en avoir exprimé la demande explicite. L'employeur jugera alors au cas par cas si cela est envisageable." Il n'a aucune obligation de l'employeur d'accepter la demande de son employé. Des règlements de travail mis à disposition par les secrétariats sociaux indiquent en effet dans certains cas une interdiction de faire venir une personne externe à la société dans ses locaux, quel que soit son âge. Des risques sont en effet présents dans certains secteurs. "Il est peu envisageable d'amener un enfant dans un atelier où des produits chimiques sont utilisés ou dans un milieu hospitalier pour des questions évidentes d'hygiène. Certains environnements de travail sont vraiment déconseillés, voire interdits aux enfants." Si un accident arrive ou que des dégâts sont occasionnés par un enfant, c'est l'assurance familiale qui entrera en jeu. L'enfant présent sur le lieu de travail, souvent dans un bureau, devra aussi veiller à ce qu'il ne dérange pas son parent, mais aussi les collègues de ce dernier dans ses tâches. "Mais si l'employeur a la certitude que le travail sera fait en temps et en heure, sans distraction, il ne devrait pas y avoir de soucis à faire venir son enfant une demi-journée ou une journée au bureau."Car cette présence devra rester exceptionnelle, il est en effet difficile d'envisager de venir toute une semaine d'affilée avec son enfant au bureau. "Si l'on veut occuper son enfant sur une plus longue période en été, une option est aussi de le faire travailler au sein de sa société. C'est possible à partir de 15 ans", propose Jean-Luc Vannieuwenhuyse. Bien qu'à cet âge, l'enfant sera déjà plus autonome pour rester seul à la maison. Autre option à envisager: ce qu'on appelle dans le jargon administratif un congé pour "raisons impérieuses" (maladie d'un proche, dégâts causés à une habitation,...). L'employé a droit à un maximum de 10 jours par année civile pour s'occuper de son enfant dans une situation imprévue, avec ou sans rémunération selon les secteurs et les entreprises. Une fois ce quota de congés épuisé, un arrangement avec l'employeur est toujours envisageable pour profiter de jours de congé sans solde supplémentaires. Des solutions de garde existent également dans certaines entreprises. A l'instar des crèches d'entreprises, des stages sont organisés pour les enfants du personnel, sur le lieu de travail ou à proximité, à des tarifs avantageux. Chez HR Rail qui gère le personnel des chemins de fer, soit environ 30.000 personnes, les enfants ne sont pas tolérés sur les lieux de travail, car ceux-ci pourraient représenter un danger dans ce secteur spécifique, explique la RTBF. Pour remédier à ce problème, des solutions ont été mises en place pour les enfants des employés durant l'été et l'année scolaire. "Nous avons prévu divers systèmes pour que les enfants soient accueillis dans des conditions de qualité", explique à la radio belge Marie-Anne Bury, porte-parole de HR Rail. "Il y a d'abord ce que l'on appelle les Kids Day, c'est-à-dire un accueil de jour. Les enfants viennent passer la journée en plaine de vacances avec des animations prévues. Cela est possible à partir de 12 points différents en Belgique", rajoute-t-elle. "Il y a ensuite ce que l'on appelle les séjours résidentiels organisés par Vacances Vivantes. Là, les enfants partent pour des stages assez diversifiés, de l'apprentissage des langues jusqu'à l'initiation à l'équitation." Les enfants sont accueillis à partir de 3 ans jusqu'à 25 ans, s'ils sont encore bénéficiaires des allocations familiales.