"Il y a très peu de chiffres et la question budgétaire y est réduite au stricte minimum: à peine 10 lignes sur 122 pages, remplies uniquement de quelques bonnes intentions. Impossible dans ce cadre de répondre à l'urgence sociale en matière de logement, de santé ou de développement des services publics", a-t-il ajouté en estimant que "ce coquelicot bleuté cache mal les politiques antipopulaires de demain."

Selon le PTB, le plan d'investissements annoncé passera par "les recettes classiques de l'Union européenne, "à savoir les partenariats public-privé (PPP) d'une part, et les coupes budgétaires d'autre part, évoquées dès ce mardi matin par Willy Borsus".

"Pour nous, il ne peut pas être question de couper dans les budgets publics. Il faut au contraire y investir et c'est pour cela que nous avions mis sur la table la nécessaire rupture avec le carcan budgétaire européen", a poursuivi Germain Mugemangango selon qui, par ailleurs, le "renoncement en termes de logement social n'est pas acceptable". "Tout au plus parle-t-on de la construction de 3.000 logements publics sur les cinq ans à venir et de quelques milliers de rénovations, ce qui est une goutte d'eau par rapport aux plus de 40 000 personnes sur une liste d'attente en Wallonie."

"Elio Di Rupo parle d'une 'chimie formidable de nature progressiste' concernant cet accord. Mais après lecture, malgré de bonnes intentions sur une série de points, notamment au niveau climatique, la préparation du chimiste Di Rupo semble surtout vouée à virer au bleu", a conclu le porte-parole du PTB.