Deux débutants rentrent dans la danse

Joachim Coens (CD&V) et Georges-Louis Bouchez (MR) sont présidents de leur parti depuis respectivement six et treize jours. Pas de quoi empêcher le roi de les jeter dans l'arène, selon De Standaard. Cette décision aura l'avantage d'obliger le CD&V et le MR à se décider sur ce qu'ils veulent vraiment, dit encore le quotidien. Former une coalition arc-en-ciel de socialistes, de libéraux, de verts et de CD&V, ou redonner une chance à l'alternative violette-jaune dans laquelle la N-VA et le PS se rejoignent dans un gouvernement.

"Bouchez et Coens doivent surtout se convaincre eux-mêmes.", dit encore le quotidien. Les deux informateurs se sont en effet mutuellement envoyé la politesse puisque, selon Bouchez, c'est le CD&V qui détient les clés de l'arc-en-ciel puisque cela permettrait d'élargir la majorité et de rasséréner ceux qui doutent au sein de l'Open VLD. De son côté, le CD&V a toujours freiné la participation à un tel gouvernement et argué qu'on devait laisser sa chance au président de la N-VA, Bart De Wever. Le roi, en nommant son président informateur, pousse désormais le parti à trancher. Si la manoeuvre semble astucieuse, elle n'a que peu de chance de solder par un succès, précise cependant De Standaard. Car si ce n'est pas De Wever qui est formateur, c'est à cause d'un véto de la part des verts et les libéraux. Beaucoup n'y voit dès lors qu'un délai. Tous les acteurs s'accordent désormais pour dire que Coens et Bouchez remettront leurs conclusions au roi au plus tard le 20 décembre et qu'ils ne prolongeront pas leur mission. C'est donc dans les prochains jours qu'on tranchera de façon définitive la grande question qui plombe les discussions depuis le 26 mai: y aura-t-il un gouvernement avec ou sans la N-VA ?

Le roi refuse de choisir le camp

Pour De Morgen, le roi refuse de choisir son camp et en nommant Coens et Bouchez, le roi oblige le CD&V et MR à plonger dans la mare. Les deux présidents ont en effet invariablement répété que les deux plus grands partis des deux côtés de la frontière linguistique, PS et N-VA, doivent assumer leurs responsabilités. Ainsi Bouchez a déclaré qu'"un gouvernement avec la N-VA reste notre plan A". Et, selon CD&V, la N-VA de Bart De Wever n'a jamais eu une chance équitable de l'informateur Paul Magnette (PS). Ce sera donc à eux de vérifier si la N-VA est toujours réellement intéressée par une participation au gouvernement fédéral.

Ik heb mijn tanden gepoetst met een stevige tandpasta en mijn schoenen mooi opgeblonken. Helemaal klaar voor. 😊

Geplaatst door Bart De Wever op Dinsdag 10 december 2019

En ce sens, le roi refuse de choisir le camp et ne tranche pas. Ce qui arrange l'Open Vld, rafraichi par les attaques de De Wever. Il pourra se tenir en retrait tout comme le PS qui sait que le CD&V est nécessaire pour aider le gouvernement arc-en-ciel à obtenir une majorité viable. Si au Morgen également, on relève le manque d'expérience des deux hommes, cette formule à l'avantage d'aplanir les tensions entre le CD&V et Open Vld pour la première place. "Si vous laissez faire le CD&V maintenant, il marchera droit dans les Seize", peut-on ainsi entendre à l'Open Vld. D'autant plus que pour Gwendolyn Rutten, le temps presse puisque si rien n'est conclu avant mars et les élections pour la présidence de son parti, elle pourrait voir le poste de Premier ministre lui échapper.

Le roi choisit un juste milieu

Si l'option choisie par le roi est un juste milieu, elle rend l'idée d'un gouvernement pour Noël aussi utopique que la paix sur Terre dit Het Laatste Nieuws. En n'optant pas pour Bart De Wever, le roi a surtout choisi de ne pas choisir. Il place aussi De Wever dans une position pas trop inconfortable. Le président de la N-VA n'est ainsi pas obligé de monter au front et s'il échoue, il n'est pas directement responsable. Par ailleurs, si le choix du duo peut être considéré comme un esprit frais et ouvert, il a été précédé d'une joute tactique. L'arc-en-ciel est en effet un noeud coulant du côté flamand, et le PS espérait un successeur flamand pour Paul Magnette. Sauf que l'Open Vld a préféré passer son tour dans une tentative d'apaisement. En plaçant le MR au volant, cela permet tout de même à Open Vld de ne pas perdre le contrôle. Et si le roi a aussi pris soin de ne pas nommer Koen Geens et Rutten, c'est pour éviter de brûler des potentiels premiers ministres, dit encore le HLN.

Un jugement de Salomon

Pour Het Nieuwsblad, la formation ne semble pas être complètement revenue à la case départ, mais on n'en est pas loin. Pour le quotidien, un gouvernement n'est pas pour demain. L'esquisse d'un chemin possible vers l'arc-en-ciel semble, pour l'instant, abandonnée et l'on redonnerait une chance à l'option. Si elle ne marche pas alors Bouchez pourrait être le pied-de-biche pour faire passer l'arc-en-ciel auprès du CD&V. Tout est possible avec ce duo, note encore le quotidien, bien qu'il y ait de grandes chances que cela ne donne juste rien. Pour le quotidien toujours, on ne peut en vouloir au roi pour ce jugement de Salomon (un jugement sage et équitable qui partage les torts entre deux parties NDLR). Pourquoi irait-il risquer de se brûler en voulant sortir les marrons du feu, alors que l'impasse a été causée les politiciens eux-mêmes politiciens.

Tous neufs mais déjà avec confrontés à de lourdes responsabilités

Pour Het Belang van Limburg, Joachim Coens (CD&V) et Georges-Louis Bouchez (MR) sont tout neuf mais se voient déjà confié l'avenir du pays. Coens et Bouchez ont une chose en commun : ces derniers jours, ils ont tous deux plaidé pour l'implication de la N-VA dans les discussions de formation. CD&V et MR disent en fait la même chose : pour le moment, il n'est pas encore suffisamment démontré si la N-VA souhaite ou non rejoindre le gouvernement. CD&V et MR sont aussi les seuls qui n'ont pas encore précisé s'ils veulent opter pour l'arc-en-ciel ou le violet-jaune. On laisse donc à eux la charge d'y voir plus clair. On aurait pu envoyer le CD&V seul au casse-pipe ou Koen Geens, note encore le quotidien, mais cela aurait pu être trop risqué et griller définitivement le parti. Envoyer son président avec le MR en cordée permet d'éviter cette écueil, dit encore le quotidien. Pour les potentiels partenaires de l'arc-en-ciel cela permettra aussi au CD&V et MR de venir d'eux-mêmes à la conclusion que la piste violette-jaune est un mirage.

Joachim Coens (CD&V) et Georges-Louis Bouchez (MR) sont présidents de leur parti depuis respectivement six et treize jours. Pas de quoi empêcher le roi de les jeter dans l'arène, selon De Standaard. Cette décision aura l'avantage d'obliger le CD&V et le MR à se décider sur ce qu'ils veulent vraiment, dit encore le quotidien. Former une coalition arc-en-ciel de socialistes, de libéraux, de verts et de CD&V, ou redonner une chance à l'alternative violette-jaune dans laquelle la N-VA et le PS se rejoignent dans un gouvernement. "Bouchez et Coens doivent surtout se convaincre eux-mêmes.", dit encore le quotidien. Les deux informateurs se sont en effet mutuellement envoyé la politesse puisque, selon Bouchez, c'est le CD&V qui détient les clés de l'arc-en-ciel puisque cela permettrait d'élargir la majorité et de rasséréner ceux qui doutent au sein de l'Open VLD. De son côté, le CD&V a toujours freiné la participation à un tel gouvernement et argué qu'on devait laisser sa chance au président de la N-VA, Bart De Wever. Le roi, en nommant son président informateur, pousse désormais le parti à trancher. Si la manoeuvre semble astucieuse, elle n'a que peu de chance de solder par un succès, précise cependant De Standaard. Car si ce n'est pas De Wever qui est formateur, c'est à cause d'un véto de la part des verts et les libéraux. Beaucoup n'y voit dès lors qu'un délai. Tous les acteurs s'accordent désormais pour dire que Coens et Bouchez remettront leurs conclusions au roi au plus tard le 20 décembre et qu'ils ne prolongeront pas leur mission. C'est donc dans les prochains jours qu'on tranchera de façon définitive la grande question qui plombe les discussions depuis le 26 mai: y aura-t-il un gouvernement avec ou sans la N-VA ?Pour De Morgen, le roi refuse de choisir son camp et en nommant Coens et Bouchez, le roi oblige le CD&V et MR à plonger dans la mare. Les deux présidents ont en effet invariablement répété que les deux plus grands partis des deux côtés de la frontière linguistique, PS et N-VA, doivent assumer leurs responsabilités. Ainsi Bouchez a déclaré qu'"un gouvernement avec la N-VA reste notre plan A". Et, selon CD&V, la N-VA de Bart De Wever n'a jamais eu une chance équitable de l'informateur Paul Magnette (PS). Ce sera donc à eux de vérifier si la N-VA est toujours réellement intéressée par une participation au gouvernement fédéral. En ce sens, le roi refuse de choisir le camp et ne tranche pas. Ce qui arrange l'Open Vld, rafraichi par les attaques de De Wever. Il pourra se tenir en retrait tout comme le PS qui sait que le CD&V est nécessaire pour aider le gouvernement arc-en-ciel à obtenir une majorité viable. Si au Morgen également, on relève le manque d'expérience des deux hommes, cette formule à l'avantage d'aplanir les tensions entre le CD&V et Open Vld pour la première place. "Si vous laissez faire le CD&V maintenant, il marchera droit dans les Seize", peut-on ainsi entendre à l'Open Vld. D'autant plus que pour Gwendolyn Rutten, le temps presse puisque si rien n'est conclu avant mars et les élections pour la présidence de son parti, elle pourrait voir le poste de Premier ministre lui échapper. Si l'option choisie par le roi est un juste milieu, elle rend l'idée d'un gouvernement pour Noël aussi utopique que la paix sur Terre dit Het Laatste Nieuws. En n'optant pas pour Bart De Wever, le roi a surtout choisi de ne pas choisir. Il place aussi De Wever dans une position pas trop inconfortable. Le président de la N-VA n'est ainsi pas obligé de monter au front et s'il échoue, il n'est pas directement responsable. Par ailleurs, si le choix du duo peut être considéré comme un esprit frais et ouvert, il a été précédé d'une joute tactique. L'arc-en-ciel est en effet un noeud coulant du côté flamand, et le PS espérait un successeur flamand pour Paul Magnette. Sauf que l'Open Vld a préféré passer son tour dans une tentative d'apaisement. En plaçant le MR au volant, cela permet tout de même à Open Vld de ne pas perdre le contrôle. Et si le roi a aussi pris soin de ne pas nommer Koen Geens et Rutten, c'est pour éviter de brûler des potentiels premiers ministres, dit encore le HLN. Pour Het Nieuwsblad, la formation ne semble pas être complètement revenue à la case départ, mais on n'en est pas loin. Pour le quotidien, un gouvernement n'est pas pour demain. L'esquisse d'un chemin possible vers l'arc-en-ciel semble, pour l'instant, abandonnée et l'on redonnerait une chance à l'option. Si elle ne marche pas alors Bouchez pourrait être le pied-de-biche pour faire passer l'arc-en-ciel auprès du CD&V. Tout est possible avec ce duo, note encore le quotidien, bien qu'il y ait de grandes chances que cela ne donne juste rien. Pour le quotidien toujours, on ne peut en vouloir au roi pour ce jugement de Salomon (un jugement sage et équitable qui partage les torts entre deux parties NDLR). Pourquoi irait-il risquer de se brûler en voulant sortir les marrons du feu, alors que l'impasse a été causée les politiciens eux-mêmes politiciens. Tous neufs mais déjà avec confrontés à de lourdes responsabilités Pour Het Belang van Limburg, Joachim Coens (CD&V) et Georges-Louis Bouchez (MR) sont tout neuf mais se voient déjà confié l'avenir du pays. Coens et Bouchez ont une chose en commun : ces derniers jours, ils ont tous deux plaidé pour l'implication de la N-VA dans les discussions de formation. CD&V et MR disent en fait la même chose : pour le moment, il n'est pas encore suffisamment démontré si la N-VA souhaite ou non rejoindre le gouvernement. CD&V et MR sont aussi les seuls qui n'ont pas encore précisé s'ils veulent opter pour l'arc-en-ciel ou le violet-jaune. On laisse donc à eux la charge d'y voir plus clair. On aurait pu envoyer le CD&V seul au casse-pipe ou Koen Geens, note encore le quotidien, mais cela aurait pu être trop risqué et griller définitivement le parti. Envoyer son président avec le MR en cordée permet d'éviter cette écueil, dit encore le quotidien. Pour les potentiels partenaires de l'arc-en-ciel cela permettra aussi au CD&V et MR de venir d'eux-mêmes à la conclusion que la piste violette-jaune est un mirage.