M. Goffin (MR) séjournera en RDC du 9 au 11 janvier, avec une journée réservée à des contacts politiques à Kinshasa et un déplacement dans le chef-lieu de la province du Haut-Katanga pour procéder à la réouverture du consulat général de Lubumbashi. Ce seul poste diplomatique belge dans la partie orientale de l'immense RDC avait été fermé en janvier 2018 par le régime de l'ancien président congolais Joseph Kabila, en guise de représailles à des mesures prises par le gouvernement belge face au report des élections générales - initialement prévues fin 2016 et qui se sont finalement tenues le 30 décembre dernier.

Il s'agira de la première visite d'un ministre fédéral belge en RDC depuis celle du prédécesseur de M. Goffin, Didier Reynders (MR également), en novembre 2017 pour inaugurer la nouvelle ambassade de Belgique à Kinshasa, en pleine crise diplomatique belgo-congolaise, rappelait jeudi le journal 'De Tijd'.

Les relations entre les deux pays se sont largement normalisées depuis l'entrée en fonction du nouveau président congolais Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, le 24 janvier dernier. Ce dernier était sorti vainqueur de la présidentielle contestée du 30 décembre 2018. Bruxelles et Kinshasa avaient scellé leur réconciliation lors d'une visite officielle de M. Tshisekedi en Belgique en septembre.

Les relations entre la Belgique et son ancienne colonie s'étaient dégradées en plusieurs phases. D'abord avec la suspension du Programme de Partenariat militaire (PPM) bilatéral en avril 2017, puis début 2018 à la suite d'"une révision fondamentale" de la coopération décidée par le gouvernement belge jusqu'à "l'organisation d'élections crédibles" en RDC.

En représailles, le gouvernement congolais avait ordonné à la Belgique de fermer son consulat général à Lubumbashi, de mettre fin aux activités de sa nouvelle agence de développement (Enabel) et de fermer la Maison Schengen à Kinshasa. Les fréquences de Brussels Airlines avaient également été réduites de sept vols hebdomadaires à quatre.

Ces mesures ont été annulées depuis l'entrée en fonction de M. Thsisekedi et un nouvel ambassadeur de Belgique, Jo Indekeu, a pris ses fonctions fin octobre à Kinshasa, alors qu'un nouveau consul général, Bart Coessens, a regagné Lubumbashi.

Les autorités congolaises doivent pour leur part nommer à la fois un nouvel ambassadeur en Belgique et un consul général à Anvers.

Deux activités militaires de faible ampleur ont aussi récemment eu lieu, comme premier jalon de la reprise d'un coopération militaire: la visite en novembre du navire de commandement et de soutien logistique Godetia de la Marine au port de Boma (sud-ouest) et une vingtaine d'instructeurs belges ont dispensé le 30 novembre et le 1er décembre quelques formations à des soldats congolais près de Kinshasa, en marge de l'exercice Tropical Storm au Gabon. A Lubumbashi (sud-est de la RDC), le diplomate Bart Coessens (N), actuellement premier conseiller à l'ambassade en Bulgarie, devrait devenir, après l'aval des autorités congolaises, consul général et rouvrir ainsi ce poste fermé en février 2018 lors d'une énième crise entre la RDC et son ancienne puissance coloniale.

M. Goffin (MR) séjournera en RDC du 9 au 11 janvier, avec une journée réservée à des contacts politiques à Kinshasa et un déplacement dans le chef-lieu de la province du Haut-Katanga pour procéder à la réouverture du consulat général de Lubumbashi. Ce seul poste diplomatique belge dans la partie orientale de l'immense RDC avait été fermé en janvier 2018 par le régime de l'ancien président congolais Joseph Kabila, en guise de représailles à des mesures prises par le gouvernement belge face au report des élections générales - initialement prévues fin 2016 et qui se sont finalement tenues le 30 décembre dernier. Il s'agira de la première visite d'un ministre fédéral belge en RDC depuis celle du prédécesseur de M. Goffin, Didier Reynders (MR également), en novembre 2017 pour inaugurer la nouvelle ambassade de Belgique à Kinshasa, en pleine crise diplomatique belgo-congolaise, rappelait jeudi le journal 'De Tijd'. Les relations entre les deux pays se sont largement normalisées depuis l'entrée en fonction du nouveau président congolais Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, le 24 janvier dernier. Ce dernier était sorti vainqueur de la présidentielle contestée du 30 décembre 2018. Bruxelles et Kinshasa avaient scellé leur réconciliation lors d'une visite officielle de M. Tshisekedi en Belgique en septembre. Les relations entre la Belgique et son ancienne colonie s'étaient dégradées en plusieurs phases. D'abord avec la suspension du Programme de Partenariat militaire (PPM) bilatéral en avril 2017, puis début 2018 à la suite d'"une révision fondamentale" de la coopération décidée par le gouvernement belge jusqu'à "l'organisation d'élections crédibles" en RDC. En représailles, le gouvernement congolais avait ordonné à la Belgique de fermer son consulat général à Lubumbashi, de mettre fin aux activités de sa nouvelle agence de développement (Enabel) et de fermer la Maison Schengen à Kinshasa. Les fréquences de Brussels Airlines avaient également été réduites de sept vols hebdomadaires à quatre. Ces mesures ont été annulées depuis l'entrée en fonction de M. Thsisekedi et un nouvel ambassadeur de Belgique, Jo Indekeu, a pris ses fonctions fin octobre à Kinshasa, alors qu'un nouveau consul général, Bart Coessens, a regagné Lubumbashi. Les autorités congolaises doivent pour leur part nommer à la fois un nouvel ambassadeur en Belgique et un consul général à Anvers. Deux activités militaires de faible ampleur ont aussi récemment eu lieu, comme premier jalon de la reprise d'un coopération militaire: la visite en novembre du navire de commandement et de soutien logistique Godetia de la Marine au port de Boma (sud-ouest) et une vingtaine d'instructeurs belges ont dispensé le 30 novembre et le 1er décembre quelques formations à des soldats congolais près de Kinshasa, en marge de l'exercice Tropical Storm au Gabon. A Lubumbashi (sud-est de la RDC), le diplomate Bart Coessens (N), actuellement premier conseiller à l'ambassade en Bulgarie, devrait devenir, après l'aval des autorités congolaises, consul général et rouvrir ainsi ce poste fermé en février 2018 lors d'une énième crise entre la RDC et son ancienne puissance coloniale.