Le cortège s'est élancé à 14H, comme tous les samedis sans interruption depuis le début du mouvement, derrière une banderole proclamant "Marre de survivre, on veut vivre". A leur arrivée sur la place du Capitole, où se déroulait une manifestation dédiée aux seniors, les "gilets jaunes" ont fait face aux forces de l'ordre, qui ont fait usage à plusieurs reprises de grenades lacrymogènes, noyant la place sous un épais nuage de fumée, et créant des mouvements de panique parmi les badauds. Aux cris de "Anticapitaliste", un des slogans rituels à Toulouse, les manifestants s'étaient auparavant arrêtés devant un Mc Donald's, où un parasol a été enflammé, tandis que les vigiles tentaient en vain de baisser le rideau de fer. Des tags ("Toc Toc Moudenc" en référence à Jean-Luc Moudenc, maire LR de Toulouse, ou "Nos désirs sont désordre") ont aussi été inscrits sur la façade de l'hôtel de ville. Les "gilets jaunes" ont ensuite repris leur déambulation sur le boulevard longeant le centre historique, où après plusieurs sommations, les forces de l'ordre ont à nouveau tiré des gaz lacrymogènes puis fait usage du canon à eau pour les disperser. En fin d'après-midi, des groupes de manifestants restaient massés sur le boulevard, régulièrement repoussés par la police. En chute pendant l'été, avec quelques centaines de manifestants, la mobilisation à Toulouse, un des bastions du mouvement, a repris avec la rentrée, même si elle reste loin de son pic de l'hiver, avec jusqu'à 10.000 manifestants alors dénombrés par la préfecture. (Belga)