Un policier anti-émeutes a été condamné à deux mois de prison avec sursis pour avoir lancé un pavé en direction des "gilets jaunes" lors d'une manifestation mouvementée le 1er mai, et le second à quatre mois de prison avec sursis et 1.000 euros de dommages et intérêts pour avoir giflé un manifestant lors du même rassemblement. La procureure avait requis cinq mois de prison avec sursis contre le premier policier et trois mois contre le second. Dans les deux cas, le tribunal a décidé de ne pas inscrire ces peines au casier judiciaire des condamnés, ce qui leur permettra de continuer à exercer leur métier. Une vidéo projetée à l'audience montre le premier policier, entouré de ses collègues, se saisir d'un pavé au sol, prendre de l'élan et le lancer vers des manifestants. Les images ne montrent pas où a atterri le projectile. Dans une autre vidéo, on entend d'abord des insultes proférées par le second policier ("Casse-toi connard"). Ce dernier affirme avoir donné deux gifles à un manifestant après avoir entendu: "Sac à merde", puis "Casse-toi toi". Le manifestant nie avoir prononcé les mots "Sac à merde". On voit le policier gifler le manifestant, dont la mère cherche à s'interposer. Ce dossier "illustre parfaitement les rapports difficiles entre citoyens et forces de l'ordre", a souligné la procureure. "La défiance à l'égard des institutions est dangereuse, mais celle à l'égard des manifestants l'est tout autant", a-t-elle ajouté. A l'audience, le second policier a présenté ses excuses au manifestant giflé. "J'ai admis avoir commis une erreur. Je vous présente sincèrement mes excuses, je n'ai jamais eu l'intention de vous blesser ou de vous humilier". Depuis le début de leur mouvement de contestation sociale il y a un an, les "gilets jaunes" dénoncent régulièrement les "violences policières", l'usage des grenades et lanceurs de balles de défense (LBD) et certains ont porté plainte. Selon des chiffres communiqués le 7 novembre par le parquet de Paris, 212 enquêtes ont été confiées à l'Inspection générale de la police nationale, la "police des polices". Parmi elles, 54 procédures ont été classées sans suite et 18 autres ont conduit à l'ouverture d'une information judiciaire. (Belga)

Un policier anti-émeutes a été condamné à deux mois de prison avec sursis pour avoir lancé un pavé en direction des "gilets jaunes" lors d'une manifestation mouvementée le 1er mai, et le second à quatre mois de prison avec sursis et 1.000 euros de dommages et intérêts pour avoir giflé un manifestant lors du même rassemblement. La procureure avait requis cinq mois de prison avec sursis contre le premier policier et trois mois contre le second. Dans les deux cas, le tribunal a décidé de ne pas inscrire ces peines au casier judiciaire des condamnés, ce qui leur permettra de continuer à exercer leur métier. Une vidéo projetée à l'audience montre le premier policier, entouré de ses collègues, se saisir d'un pavé au sol, prendre de l'élan et le lancer vers des manifestants. Les images ne montrent pas où a atterri le projectile. Dans une autre vidéo, on entend d'abord des insultes proférées par le second policier ("Casse-toi connard"). Ce dernier affirme avoir donné deux gifles à un manifestant après avoir entendu: "Sac à merde", puis "Casse-toi toi". Le manifestant nie avoir prononcé les mots "Sac à merde". On voit le policier gifler le manifestant, dont la mère cherche à s'interposer. Ce dossier "illustre parfaitement les rapports difficiles entre citoyens et forces de l'ordre", a souligné la procureure. "La défiance à l'égard des institutions est dangereuse, mais celle à l'égard des manifestants l'est tout autant", a-t-elle ajouté. A l'audience, le second policier a présenté ses excuses au manifestant giflé. "J'ai admis avoir commis une erreur. Je vous présente sincèrement mes excuses, je n'ai jamais eu l'intention de vous blesser ou de vous humilier". Depuis le début de leur mouvement de contestation sociale il y a un an, les "gilets jaunes" dénoncent régulièrement les "violences policières", l'usage des grenades et lanceurs de balles de défense (LBD) et certains ont porté plainte. Selon des chiffres communiqués le 7 novembre par le parquet de Paris, 212 enquêtes ont été confiées à l'Inspection générale de la police nationale, la "police des polices". Parmi elles, 54 procédures ont été classées sans suite et 18 autres ont conduit à l'ouverture d'une information judiciaire. (Belga)