Pour ce 27e samedi consécutif, à une semaine des élections suropéennes, 1.600 personnes seulement ont défilé à Paris. Ce comptage des autorités est contesté par les "gilets jaunes", qui ont dénombré de leur côté près de 41.000 manifestants. La semaine dernière, environ 18.600 personnes avaient manifesté à travers le pays, selon le ministère. Semaine après semaine, la mobilisation est tombée à ses plus bas niveaux depuis le début de cette contestation sociale inédite, le 17 novembre dernier. Outre Paris, des cortèges ont été recensés à Reims (nord-est), Nancy (est), où un drapeau européen a été décroché de son mât à la Métropole du Grand Nancy et remplacé par une chasuble fluo. D'autres rassemblements ont eu lieu à Lens (nord), Marseille (sud-est), Toulouse (sud-ouest). "Le gouvernement va peut-être remporter cette manche mais on a semé des graines", jugeait à Toulouse Aurélien, un trentenaire "gilet jaune" de la première heure, affirmant que le mouvement avait "fait tomber les masques d'un pouvoir autoritaire". Le président français Emmanuel Macron a estimé vendredi que le mouvement des "gilets jaunes" n'avait "plus de débouché politique". Il a appelé chacun à "retrouver le cours de sa vie" et à exprimer ses divergences d'opinion lors des élections. Parti d'un ras-le-bol fiscal et d'une protestation contre la politique sociale du gouvernement, le mouvement s'est transformé en une contestation protéiforme mais la mobilisation a considérablement décru ces dernières semaines. (Belga)