Ces demandes figurent au centre d'une proposition de motion qu'ils défendront, ensemble, lundi prochain, à l'occasion de la réunion du conseil communal. A l'initiative de cette proposition, la co-cheffe du groupe écologiste Zoubida Jellab s'est dite quelque peu courroucée de n'avoir pas même reçu un accusé de réception de la part de l'échevin Mohamed Ouriaghli (PS) à ses courriels lui demandant, depuis la fin de la semaine dernière, de lui transmettre ces documents. Il s'agit entre autres des rapports d'audit, de la grille des salaires du personnel, de la liste des marchés publics, des bilans comptables, de l'organigramme des liens fonctionnels et organisationnels de l'ASBL, ...). L'élue Ecolo n'a guère mis de temps à convaincre ses alter ego DéFI, Fabian Maingain, et cdH, Joëlle Milquet et Didier Wauters, de souscrire à son initiative devenue plus formelle par le biais de la motion. Pour Fabian Maingain, le collège a fait des efforts en matière de transparence, ayant été lui-même à la manoeuvre pour la réalisation d'un audit. "Mais il ne faut pas interrompre l'effort et jouer carte sur table en disant ce qui ne va pas à GIAL et ce qui a été entrepris pour y remédier", a-t-il commenté. Vendredi dernier, GIAL a été épinglée pour les émoluments de 1.000 euros par jour versés durant 18 ans au directeur Michel Leroy à titre d'indépendant. Le contrat a été dissout en décembre, à la suite d'un audit commandité par la Ville. Depuis lors, il a également été fait état du paiement par GIAL du salaire d'un porte-parole ad interim de l'ex-bourgmestre Yvan Mayeur, un montant toutefois aux antipodes de celui lié au contrat de l'ex-consultant. Sont aussi remontées à la surface des informations relatives à des malversations financières, voire à des soupçons de corruption de l'ex-directeur de GIAL, qui ont fait l'objet d'une plainte au pénal de la part de la Ville. (Belga)