Sous pression de la rue en juin, le puissant oligarque et chef du parti majoritaire Rêve géorgien, Bidzina Ivanichvili, avait promis de supprimer le mode de scrutin mixte pour les législatives 2020 et d'introduire la proportionnelle. Malgré la majorité écrasante de Rêve géorgien au Parlement, celui-ci a rejeté cette réforme, suscitant la colère des partis d'opposition. "Un mouvement de protestation de masse doit commencer en Géorgie", a proclamé Salomé Samadachvili, une des responsables du principal parti d'opposition, le Mouvement national uni de l'ex-président Mikheïl Saakachvili. Un premier rassemblement a débuté, juste après le vote, devant le Parlement, plusieurs centaines de manifestants bloquant la circulation automobile sur l'avenue principale de Tbilissi. Dans la soirée, le nombre de manifestants est passé à quelque 10.000, selon un journaliste de l'AFP sur place. Sur fond des protestations, les leaders de quasiment tous les partis d'opposition ont organisé jeudi des négociations inédites, en se promettant de mettre de côté leurs différends et de former un front uni contre le Rêve géorgien. "La tenue des élections législatives anticipées est la demande commune de tout le spectre politique géorgien", a assuré à la presse Tina Bokoutchava, l'une des responsables du Mouvement national uni, à l'issue de ces négociations. Pour sa part, le président du Parlement, Artchil Talakvadzé, membre du Rêve géorgien, a rejeté cette demande en estimant qu'il n'y avait "aucun fondement constitutionnel" pour s'y plier. "Nous appelons tous les partis politiques à entamer un dialogue politique constructif en vue des élections législatives programmées pour octobre" 2020, a-t-il déclaré à l'AFP. Conduit par l'homme le plus riche de Géorgie, Rêve géorgien est au pouvoir depuis 2012 mais sa popularité a fortement baissé ces derniers mois sur fond de stagnation économique et de craintes d'un recul des acquis démocratiques de cette ex-république soviétique du Caucase. Des dizaines de milliers de personnes avaient manifesté en juin contre M. Ivanichvili, soupçonné de contrôler en sous-main le pays et son gouvernement. A l'origine, les manifestations avaient été déclenchées par la présence de députés russes au Parlement géorgien, alors que les deux pays se sont opposés au cours d'une courte guerre en 2008. La police a réprimé ces rassemblements, laissant plusieurs manifestants éborgnés. La vague de protestation a finalement reflué avec la promesse d'introduire un mode de scrutin purement proportionnel aux élections d'octobre 2020. (Belga)

Sous pression de la rue en juin, le puissant oligarque et chef du parti majoritaire Rêve géorgien, Bidzina Ivanichvili, avait promis de supprimer le mode de scrutin mixte pour les législatives 2020 et d'introduire la proportionnelle. Malgré la majorité écrasante de Rêve géorgien au Parlement, celui-ci a rejeté cette réforme, suscitant la colère des partis d'opposition. "Un mouvement de protestation de masse doit commencer en Géorgie", a proclamé Salomé Samadachvili, une des responsables du principal parti d'opposition, le Mouvement national uni de l'ex-président Mikheïl Saakachvili. Un premier rassemblement a débuté, juste après le vote, devant le Parlement, plusieurs centaines de manifestants bloquant la circulation automobile sur l'avenue principale de Tbilissi. Dans la soirée, le nombre de manifestants est passé à quelque 10.000, selon un journaliste de l'AFP sur place. Sur fond des protestations, les leaders de quasiment tous les partis d'opposition ont organisé jeudi des négociations inédites, en se promettant de mettre de côté leurs différends et de former un front uni contre le Rêve géorgien. "La tenue des élections législatives anticipées est la demande commune de tout le spectre politique géorgien", a assuré à la presse Tina Bokoutchava, l'une des responsables du Mouvement national uni, à l'issue de ces négociations. Pour sa part, le président du Parlement, Artchil Talakvadzé, membre du Rêve géorgien, a rejeté cette demande en estimant qu'il n'y avait "aucun fondement constitutionnel" pour s'y plier. "Nous appelons tous les partis politiques à entamer un dialogue politique constructif en vue des élections législatives programmées pour octobre" 2020, a-t-il déclaré à l'AFP. Conduit par l'homme le plus riche de Géorgie, Rêve géorgien est au pouvoir depuis 2012 mais sa popularité a fortement baissé ces derniers mois sur fond de stagnation économique et de craintes d'un recul des acquis démocratiques de cette ex-république soviétique du Caucase. Des dizaines de milliers de personnes avaient manifesté en juin contre M. Ivanichvili, soupçonné de contrôler en sous-main le pays et son gouvernement. A l'origine, les manifestations avaient été déclenchées par la présence de députés russes au Parlement géorgien, alors que les deux pays se sont opposés au cours d'une courte guerre en 2008. La police a réprimé ces rassemblements, laissant plusieurs manifestants éborgnés. La vague de protestation a finalement reflué avec la promesse d'introduire un mode de scrutin purement proportionnel aux élections d'octobre 2020. (Belga)