La cour a jugé "approprié" le lancement immédiat d'un tel recours, qui permet aux survivants ou aux familles des personnes décédées, soit potentiellement quelque 500 personnes, de réunir leurs demandes de compensation. Dans les années 1970 et 1980, des milliers de personnes hémophiles ont contracté l'hépatite C et le VIH après avoir reçu des transfusions de sang en provenance des États-Unis, sous la supervision du NHS, le service de santé public britannique. L'affaire avait fait quelque 2.400 morts au Royaume-Uni. Les avocats du NHS ont tenté de faire valoir en vain devant la Haute Cour que le recours collectif était "prématuré". Le gouvernement britannique avait décidé en juillet de lancer une nouvelle enquête sur ce scandale. "C'est une tragédie qui a causé des difficultés et des douleurs incommensurables à toutes les personnes affectées, et une enquête visant à établir la vérité sur ce qui s'est passé est la mesure appropriée qu'il faut prendre", avait alors déclaré un porte-parole de la Première ministre Theresa May. A la suite de pénuries de sang, le NHS s'était tourné vers des fournisseurs américains qui rémunéraient leurs donneurs, parmi lesquels se trouvaient des prisonniers et d'autres groupes présentant un risque important d'infection. Une précédente enquête conclue en 2009 avait établi que le gouvernement aurait dû agir plus tôt afin d'augmenter les réserves britanniques de sang et mettre fin à la dépendance aux importations. Elle avait abouti à la mise en place d'un système d'indemnisation des victimes mais aucun procès n'avait été entrepris et les responsabilités n'avaient pas été établies. (Belga)

La cour a jugé "approprié" le lancement immédiat d'un tel recours, qui permet aux survivants ou aux familles des personnes décédées, soit potentiellement quelque 500 personnes, de réunir leurs demandes de compensation. Dans les années 1970 et 1980, des milliers de personnes hémophiles ont contracté l'hépatite C et le VIH après avoir reçu des transfusions de sang en provenance des États-Unis, sous la supervision du NHS, le service de santé public britannique. L'affaire avait fait quelque 2.400 morts au Royaume-Uni. Les avocats du NHS ont tenté de faire valoir en vain devant la Haute Cour que le recours collectif était "prématuré". Le gouvernement britannique avait décidé en juillet de lancer une nouvelle enquête sur ce scandale. "C'est une tragédie qui a causé des difficultés et des douleurs incommensurables à toutes les personnes affectées, et une enquête visant à établir la vérité sur ce qui s'est passé est la mesure appropriée qu'il faut prendre", avait alors déclaré un porte-parole de la Première ministre Theresa May. A la suite de pénuries de sang, le NHS s'était tourné vers des fournisseurs américains qui rémunéraient leurs donneurs, parmi lesquels se trouvaient des prisonniers et d'autres groupes présentant un risque important d'infection. Une précédente enquête conclue en 2009 avait établi que le gouvernement aurait dû agir plus tôt afin d'augmenter les réserves britanniques de sang et mettre fin à la dépendance aux importations. Elle avait abouti à la mise en place d'un système d'indemnisation des victimes mais aucun procès n'avait été entrepris et les responsabilités n'avaient pas été établies. (Belga)